Appartement ancien, logement des années 1970 ou maison de ville : dans le 10e arrondissement, le bilan avant achat vous dit dans quel état est le bien, et ce qu’il vous coûtera dans les années à venir.
Paris 10e
Le bilan avant achat est une visite technique réalisée avant l’engagement de l’acquéreur. Dans le 10e arrondissement, l’expert examine l’état du logement, la structure visible, l’humidité, les équipements et les parties communes accessibles, puis les met en regard des documents de copropriété. Le rapport sert à négocier, à demander des précisions ou à renoncer.
Bilan avant achat : 650 € TTC jusqu’à 50 m², puis 3 € par m². Frais de gestion : 50 €. Déplacement : 60 € jusqu’à 100 km.
Le 10e arrondissement est un arrondissement de faubourgs : immeubles anciens le long des faubourgs Saint Denis et Saint Martin, cours artisanales, immeubles haussmanniens autour des gares et du boulevard de Magenta, et bâti du XIXe siècle le long du canal Saint Martin. Les immeubles faubouriens, en moellons et plâtre, sont sensibles à l’humidité et aux mouvements différentiels. Le nord de l’arrondissement appartient au secteur concerné par la dissolution du gypse.
Bâti faubourien, anciennes cours d’artisans, canal et sous sol gypseux composent le contexte local. L’expert s’appuie sur ce contexte pour cibler les points à contrôler dans le logement comme dans l’immeuble, et pour lire les documents de copropriété avec le bon regard. Les transformations réalisées au fil du temps, surélévations, divisions de lots, réunions d’appartements ou créations de salles d’eau, sont aussi à prendre en compte.
Une partie du 10e arrondissement se situe dans le secteur nord de Paris où le gypse présent en profondeur peut se dissoudre sous l’effet des circulations d’eau souterraine, ce qui provoque localement des affaissements. Ce risque est pris en compte par les services de la Ville de Paris, dont l’Inspection générale des carrières, lors de l’instruction des permis de construire.
Le 10e arrondissement n’est pas riverain de la Seine et n’est donc pas exposé au débordement du fleuve. Les reconnaissances de catastrophe naturelle liées à des orages violents, comme celles de juillet 2017 et de juillet 2018, rappellent toutefois que le ruissellement et la saturation des réseaux d’assainissement peuvent inonder des caves et des rez de chaussée dans tous les quartiers de Paris.
À l’échelle de la commune de Paris, la base Géorisques recense 20 reconnaissances de l’état de catastrophe naturelle publiées entre 1983 et 2018 : 16 pour des inondations et coulées de boue, dont les crues de juin 2016 et de janvier 2018, une pour la sécheresse de l’été 2003, une pour un mouvement de terrain en décembre 1999, et deux pour la tempête et la grêle de juin 1983. Le 10e arrondissement compte 83 873 habitants (population municipale, INSEE) sur environ 289 hectares.
L’état des risques remis par le vendeur reprend ces informations pour l’adresse précise. L’expert les relie à ce qu’il observe, ce qui change la portée d’une fissure ou d’une cave humide. Le rapport mentionne ces éléments lorsqu’ils sont utiles à votre décision.
Sur un marché où l’on visite parfois une seule fois avant de faire une offre, l’acquéreur manque de recul technique. L’expert apporte une lecture indépendante : état de la structure visible, humidité, équipements, parties communes, travaux à venir.
Il ne refait pas les diagnostics obligatoires, il les complète. Son rapport vous permet de décider en connaissance de cause.
L’expert examine chaque pièce : fissures des murs, cloisons et plafonds, planéité des sols, comportement du parquet, menuiseries. Il mesure l’humidité, en particulier dans les pièces d’eau, en pied de mur et sous les fenêtres, et repère les traces de dégâts des eaux anciens.
Il vérifie visuellement l’installation électrique, la plomberie accessible, l’eau chaude, le chauffage et la ventilation. Il s’interroge sur les travaux réalisés : cloison abattue, cuisine ouverte, mezzanine, salle d’eau créée dans une ancienne chambre.

L’expert examine chaque pièce et, si possible, les parties communes de l’immeuble.
Une part importante du risque se trouve hors du logement. L’expert observe, lorsque l’accès est possible, la cage d’escalier, la cour, les façades visibles, la cave et les combles. Fissures en façade, enduits décollés, traces d’infiltration, chéneaux dégradés : ces signes annoncent des travaux à la charge des copropriétaires.
Il croise ses observations avec les procès verbaux des trois dernières assemblées générales, le carnet d’entretien et le plan pluriannuel de travaux lorsqu’il existe.
Un appartement haussmannien se juge à l’état de ses planchers, de ses murs porteurs, de sa toiture et de sa façade en pierre de taille. Un immeuble faubourien, plus modeste, pose des questions d’humidité, de stabilité des façades sur cour et d’état des escaliers. Un immeuble en brique des années 1930 peut souffrir de la corrosion de ses aciers.
Les immeubles des années 1960 et 1970 présentent d’autres enjeux : toitures terrasses, joints de façade, isolation, ventilation, réseaux vieillissants. L’expert adapte sa visite à l’époque de construction et aux travaux réalisés depuis.
Idéalement avant la signature du compromis, quand l’offre est acceptée et que la négociation reste possible. Il est aussi possible de le réaliser pendant le délai de rétractation de dix jours qui suit la signature du compromis par un acquéreur non professionnel.
Vous pouvez également prévoir dans le compromis une condition liée à une expertise technique. Parlez en à votre notaire, et réservez tôt pour organiser l’accès avec l’agence.
Un acquéreur qui arrive avec un rapport technique précis négocie sur des faits, pas sur des impressions. Les désordres sont décrits, localisés, photographiés et qualifiés, et les travaux probables sont identifiés.
Le rapport vous aide aussi à poser les bonnes questions au vendeur et au syndic, et à anticiper votre budget de travaux après l’achat.
La visite dure le temps nécessaire à un examen complet. Vous pouvez y assister et poser vos questions. L’expert commente ses constats au fil de la visite, sans attendre le rapport pour vous signaler un point important.
Prévoyez l’accès à la cave et, si possible, aux combles, les codes de l’immeuble et la présence de l’agent immobilier ou du vendeur. Si le logement est occupé, demandez que les zones sensibles soient dégagées.
Le bilan avant achat peut conduire à approfondir un point : origine d’une fissure, cause d’une humidité. L’expertise fissures et l’expertise humidité sont alors adaptées.
Si un défaut grave dissimulé se révèle après la vente, l’expertise vices cachés prend le relais. Les prix sont détaillés sur la page nos tarifs.
Retrouvez nos pages avant achat pour chaque arrondissement, et la page bilan avant achat à Paris.
Non. Les diagnostics sont obligatoires et à la charge du vendeur. Le bilan les complète par une analyse technique globale.
Oui, lorsque l’accès est possible : cage d’escalier, cour, cave, façades visibles et combles accessibles.
Oui, pendant le délai de rétractation de dix jours. L’idéal reste avant la signature.
L’annonce, le dossier de diagnostic technique, les procès verbaux d’assemblée générale, le carnet d’entretien et le plan pluriannuel de travaux.
Non, mais un accès complet au logement et aux annexes est nécessaire.
Oui. Il décrit les désordres et les travaux à prévoir, ce qui fournit une base objective.
650 € TTC pour les 50 premiers mètres carrés, plus 30 m² à 3 €, soit 740 € TTC, auxquels s’ajoutent 50 € de gestion et 60 € de déplacement.
Oui. Pour une maison, il examine aussi les façades, la toiture visible, les fondations apparentes et les abords.
L’état des risques précise si l’adresse est concernée. L’expert relie ces informations aux constats sur place. Une partie du 10e arrondissement est concernée par d’anciennes carrières ou par le gypse : un désordre visible y mérite une attention particulière.
Réservez votre bilan avant achat en ligne, ou appelez un conseiller au 0 805 69 09 69 (appel gratuit).