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Vice apparent ou vice caché : la différence qui change tout

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Vice apparent ou vice caché : la différence qui change tout

Une tache au plafond lors de la visite, une fissure visible, une fenêtre qui ferme mal : si vous l’avez vue, ou auriez pu la voir, avant d’acheter, pouvez-vous encore vous en plaindre après la vente ? La distinction entre vice apparent et vice caché est décisive. Voici comment elle se fait et comment se protéger.

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L’essentiel

Le vendeur n’est pas tenu des vices apparents, dont l’acheteur a pu se convaincre lui-même. Un vice est apparent s’il était décelable par un acheteur normalement attentif lors des visites, sans investigation particulière. Il est caché s’il ne pouvait pas être vu ou si sa gravité ne pouvait pas être appréciée par un non professionnel. La frontière est appréciée au cas par cas : un désordre visible dont l’ampleur réelle était impossible à évaluer peut rester un vice caché. Un examen technique avant l’achat transforme les vices cachés potentiels en éléments connus et négociables.

Principe

Le principe

Le Code civil prévoit que le vendeur n’est pas tenu des vices apparents et dont l’acheteur a pu se convaincre lui-même. L’acheteur qui a vu un défaut et a acheté quand même est réputé l’avoir accepté, et le prix est censé en tenir compte. La garantie des vices cachés ne joue que pour ce qui ne pouvait pas être décelé.

Toute la question est de savoir ce qu’un acheteur normalement attentif pouvait voir et comprendre lors des visites.

Apparent

Ce qui est apparent

Un défaut visible sans effort particulier lors d’une visite normale est apparent : une tache d’humidité au plafond, une fissure large et visible, une fenêtre cassée, un parquet manifestement abîmé, une odeur forte de moisi. Un défaut mentionné dans l’annonce, les diagnostics ou les procès verbaux remis à l’acquéreur est aussi considéré comme connu.

L’acquéreur qui a visité plusieurs fois, ou s’est fait accompagner d’un professionnel, est apprécié avec plus d’exigence.

Caché

Ce qui est caché

Un défaut dissimulé par un revêtement, une peinture, un meuble, un faux plafond est caché. Un défaut situé dans une partie inaccessible, sous un plancher, dans un mur, dans une cave fermée lors de la visite, l’est aussi. Un défaut qui ne se manifeste qu’en hiver, sous la pluie ou à l’usage peut être caché pour un acheteur qui a visité en été, par temps sec.

Enfin, un défaut visible dans ses manifestations mais dont la cause et la gravité ne pouvaient pas être appréciées par un non professionnel peut rester un vice caché.

Tache visible au plafond lors d une visite immobiliere

Ce qu’un acheteur attentif peut voir lors d’une visite est en principe considéré comme apparent.

Ampleur

Visible mais d’une ampleur insoupçonnable

La jurisprudence admet qu’un désordre apparent dans ses signes puisse être caché dans son ampleur. Une petite fissure visible, qui révèle en réalité un affaissement structurel, ou une tache discrète, qui masque une infiltration chronique ayant dégradé un plancher, peuvent relever de la garantie. L’acheteur profane ne pouvait pas mesurer la gravité.

Cette appréciation est délicate. L’expertise technique est indispensable pour établir ce qu’un non professionnel pouvait percevoir.

Professionnel

Accompagné d’un professionnel

Si l’acquéreur s’est fait accompagner d’un expert en bâtiment avant l’achat, les défauts que l’expert a signalés sont connus, donc acceptés si l’achat se fait au même prix. Ceux que l’expert ne pouvait pas déceler restent cachés. C’est une raison de plus pour lire attentivement le rapport avant de signer, et d’en tirer les conséquences dans la négociation.

Exemples

Exemples concrets

Une auréole au plafond sous une salle de bains, visible lors de la visite, sans autre indice : vice en principe apparent. La même auréole, fraîchement repeinte et invisible : vice potentiellement caché. Une fissure fine en façade, visible : apparente dans ses signes, mais un affaissement structurel qu’elle révèle peut être caché. Une cave inondée l’hiver, visitée en été et sèche : potentiellement caché.

Expert et acquereur comparant des photos de visite

Une tache visible au plafond lors de la visite ne relève en principe pas des vices cachés.

Paris

Les cas typiques dans l’ancien parisien

Dans les immeubles parisiens anciens, certains défauts se situent à la frontière : un parquet légèrement ondulé qui cache une solive pourrie, une petite fissure au-dessus d’une porte qui révèle un mur porteur affaibli, un plafond fraîchement repeint sous une salle de bains qui fuit, un rez de chaussée visité en été qui révèle des remontées capillaires en hiver, une cave fermée à clé lors de la visite. Ces situations sont celles où l’analyse technique compte le plus.

Un acheteur averti demande à voir toutes les annexes, observe les signes discrets et fait examiner le logement avant de signer.

Preuve

Qui doit prouver quoi ?

L’acquéreur qui invoque un vice caché doit prouver l’existence du vice, son antériorité, sa gravité et son caractère caché. Le vendeur peut répondre que le défaut était apparent, par exemple en produisant les photos de l’annonce ou des documents remis. Le rapport d’expertise, qui décrit ce qui était visible et ce qui ne l’était pas, est une pièce centrale du débat.

Les photos prises par l’acquéreur lors des visites sont précieuses : elles montrent ce qu’il a pu voir.

Gravité

La condition de gravité

Même caché, un défaut mineur ne relève pas de la garantie. Il doit rendre le bien impropre à l’usage ou en diminuer tellement l’usage que l’acheteur ne l’aurait pas acquis, ou en aurait donné un moindre prix. Une fissure d’enduit cachée sous une peinture n’atteint pas ce seuil ; un plancher affaibli ou une humidité rendant une pièce inhabitable peut l’atteindre.

Visites

Bien visiter pour limiter les risques

Visitez à des moments différents, de jour, en hiver si possible, après la pluie. Ouvrez les fenêtres et les portes, actionnez les robinets et les volets, regardez sous les éviers, déplacez les tapis, demandez à voir la cave et les combles. Photographiez ce que vous voyez. Posez des questions écrites au vendeur sur les dégâts des eaux, les fissures et les travaux.

Questions

Les questions écrites au vendeur

Les réponses écrites du vendeur à des questions précises l’engagent. Un vendeur qui répond qu’aucun dégât des eaux n’a eu lieu alors qu’il en avait déclaré un s’expose à voir sa mauvaise foi établie. Ces échanges sont aussi utiles pour établir ce que l’acquéreur savait.

Négocier

Transformer l’apparent en négociation

Un défaut apparent n’est pas un problème s’il est intégré au prix. Le rapport d’un expert avant l’achat chiffre la nature des travaux et donne des arguments pour négocier. C’est la meilleure façon de traiter un vice apparent : avant la vente, dans le prix.

Après

Après la vente

Si un désordre apparaît après la vente, l’expertise permet de déterminer s’il était visible lors des visites, si son ampleur était appréciable, s’il était antérieur et grave. Le rapport s’appuie sur l’état actuel, les photos de l’annonce et des visites, et les documents remis.

Conformité

Ni apparent ni caché : la non conformité

Certains problèmes ne relèvent pas des vices mais de la non conformité : surface inférieure à celle annoncée, équipement promis absent, destination du lot différente. En copropriété, l’erreur de surface relève de la loi Carrez. Ces situations obéissent à d’autres règles.

Neuf

Dans le neuf

En VEFA, les vices apparents doivent être signalés à la livraison ou dans le mois qui suit la prise de possession. Passé ce délai, ils sont difficiles à faire reprendre. D’où l’importance de la visite de livraison accompagnée.

Expertise

Les expertises adaptées

Avant l’achat, le bilan avant achat rend apparent ce qui peut l’être. Après l’achat, l’expertise vices cachés établit les faits. Pour un logement neuf, la visite de livraison VEFA permet de réserver les vices apparents.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Un défaut vu lors de la visite est il un vice caché ?

En principe non, il est apparent. Sauf si son ampleur réelle ne pouvait pas être appréciée par un non professionnel.

Un défaut repeint est il caché ?

Il peut l’être s’il était invisible lors des visites.

Les défauts signalés par mon expert avant l’achat sont ils couverts ?

Non, ils sont connus. D’où l’intérêt de les intégrer à la négociation.

Une cave visitée sèche en été et inondée en hiver ?

Le défaut peut être caché pour un acheteur qui ne pouvait pas le constater.

Qu’est ce qu’une non conformité ?

Un écart entre ce qui a été promis et ce qui est livré, comme une surface inférieure.

Combien coûte l’expertise vices cachés ?

Phase 1 : 990 € TTC, phase 2 : 990 € TTC, hors déplacement et frais de gestion.

Comment se protéger avant d’acheter ?

Visites attentives, questions écrites et bilan avant achat.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code civil, articles 1641 et 1642, Légifrance
  • Code civil, article 1642 1 (VEFA), Légifrance
  • Loi n° 65 557 du 10 juillet 1965, article 46, Légifrance


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Vices cachés

Vice caché affectant les parties communes : qui mettre en cause ?

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Vice caché affectant les parties communes : qui mettre en cause ?

Vous venez d’acheter un appartement dans un immeuble parisien, et un défaut grave apparaît dans les parties communes : façade qui se dégrade, toiture qui fuit, colonne d’eau hors d’usage, plancher commun affaibli. Qui doit payer, le vendeur, la copropriété, ou vous ? Voici comment s’articulent garantie des vices cachés et règles de la copropriété.

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L’essentiel

Un défaut affectant les parties communes relève d’abord du syndicat des copropriétaires, qui doit réaliser les travaux et les financer par les appels de fonds. L’acquéreur, devenu copropriétaire, participe à ces appels. Si le vendeur connaissait le défaut ou des travaux imminents et les a dissimulés, l’acquéreur peut rechercher sa responsabilité, au titre des vices cachés ou du dol, pour obtenir réparation de sa quote-part et de son préjudice. Les procès verbaux d’assemblée générale et les échanges avec le syndic sont des pièces clés.

Copropriété

Ce qui relève de la copropriété

Dans un immeuble en copropriété, les parties communes appartiennent indivisément à tous les copropriétaires : gros œuvre, façades, toiture, planchers en principe, escaliers, canalisations communes, cour, caves communes. Le syndicat des copropriétaires est chargé de leur conservation et de leur entretien. Il est responsable des dommages causés aux copropriétaires ou aux tiers par le vice de construction ou le défaut d’entretien des parties communes.

Lorsqu’un défaut des parties communes apparaît, la copropriété doit réaliser les travaux, décidés en assemblée générale, et financés par les copropriétaires selon les tantièmes.

Acquéreur

La position de l’acquéreur

L’acquéreur devient copropriétaire à la signature de l’acte authentique. Il participe aux appels de fonds pour les travaux votés après la vente, et à ceux dont l’exigibilité tombe après la vente, sauf convention contraire avec le vendeur. Il subit aussi, dans son logement, les conséquences du défaut : infiltrations, fissures, humidité.

Sa première démarche consiste à saisir le syndic pour que le défaut soit traité. La seconde, si le vendeur connaissait la situation, consiste à rechercher sa responsabilité.

Il peut aussi demander au syndic communication des pièces relatives au désordre, en tant que nouveau copropriétaire.

Vendeur

La responsabilité du vendeur

Le vendeur ne répond pas de l’état des parties communes en tant que tel. Mais s’il connaissait un défaut grave ou des travaux importants à venir et qu’il les a tus, alors qu’ils étaient déterminants pour l’acquéreur, sa responsabilité peut être engagée. Les procès verbaux d’assemblée générale, les courriers du syndic, les sinistres déclarés révèlent ce qu’il savait.

La garantie des vices cachés peut être invoquée lorsque le défaut, caché et antérieur, affecte l’usage du lot. Le dol peut l’être en cas de dissimulation volontaire d’une information déterminante.

Facade sur cour degradee d un immeuble ancien

Le hall et la cage d’escalier renseignent sur l’entretien des parties communes.

Documents

Le poids des documents remis

Le vendeur doit remettre les procès verbaux des assemblées générales des trois dernières années. Si un désordre y était mentionné, l’acquéreur est réputé en avoir été informé, et le vice n’est plus caché. Si le désordre était connu du vendeur mais absent de ces documents, ou si des documents ont été omis, la situation est différente.

Relisez les documents remis lors de la vente avec ce regard. Un expert peut vous aider à repérer les mentions techniques.

Exemples

Exemples de situations

Une infiltration par la toiture, signalée au syndic par le vendeur un an avant la vente, mais non évoquée en assemblée générale et non mentionnée à l’acquéreur. Une colonne d’évacuation fuyarde, ayant causé plusieurs dégâts des eaux chez le vendeur. Des fissures en façade sur cour, faisant l’objet d’un suivi par témoins décidé par le conseil syndical. Un ravalement imposé par une injonction de la Ville reçue avant la vente.

Dans chacun de ces cas, la connaissance du vendeur et l’information de l’acquéreur sont au cœur de l’analyse.

Syndic

Saisir le syndic

Informez le syndic par lettre recommandée, avec photos et description. Demandez les documents relatifs au désordre : courriers, sinistres, devis, rapports. Demandez l’inscription du sujet à l’ordre du jour de la prochaine assemblée générale. En cas d’urgence, le syndic peut faire réaliser des travaux conservatoires.

Reunion de coproprietaires autour d une table

Une façade sur cour dégradée annonce des travaux de copropriété.

Conseil syndical

Le rôle du conseil syndical

Le conseil syndical assiste et contrôle le syndic. Il peut prendre connaissance de tous les documents relatifs à la gestion de la copropriété. Un nouveau copropriétaire peut s’adresser à lui pour comprendre l’historique d’un désordre et les décisions prises. Ses membres connaissent bien l’immeuble et ses difficultés.

S’impliquer dans le conseil syndical permet aussi de suivre le traitement du désordre et la conduite des travaux.

Urgence

Quand la sécurité est en jeu

Certains défauts des parties communes présentent un danger : balcon dont les fers sont corrodés, plancher commun affaibli, corniche qui se détache, escalier dégradé. Le syndic doit prendre des mesures conservatoires sans attendre l’assemblée générale. En cas d’inaction et de péril, la Ville de Paris peut intervenir dans le cadre de ses pouvoirs de police.

Signalez immédiatement tout danger au syndic par écrit, et, si nécessaire, aux services compétents.

Revente

Et à la revente ?

Si vous revendez avant que les travaux ne soient réalisés, vous devrez à votre tour informer l’acquéreur du désordre et des décisions prises. Les procès verbaux qui mentionnent le sujet seront remis. Un désordre connu et documenté pèse sur le prix, mais il protège le vendeur contre un recours ultérieur.

Expertise

L’expertise technique

L’expert examine le désordre dans votre logement et dans les parties communes accessibles, en établit la cause, la gravité et l’ancienneté. Il consulte les documents de copropriété et relève les indices montrant que le désordre était connu avant la vente. Son rapport sert à la fois vis-à-vis du syndic, pour obtenir les travaux, et vis-à-vis du vendeur, pour un éventuel recours.

Phase 2

L’expertise amiable contradictoire

Si un recours contre le vendeur est envisagé, l’expertise amiable contradictoire réunit le vendeur, son assureur, éventuellement l’agent immobilier et le syndic. Les constats sont partagés et discutés. Le rapport contradictoire facilite une négociation : prise en charge de tout ou partie de la quote-part de travaux, indemnisation du préjudice.

Préjudice

Évaluer le préjudice

Le préjudice de l’acquéreur comprend sa quote-part des travaux sur les parties communes, les dommages dans son logement, la perte de jouissance éventuelle. Les devis votés en assemblée générale et la répartition par tantièmes permettent de chiffrer la quote-part. Les dommages privatifs sont évalués séparément.

Délais

Les délais

Pour les vices cachés, deux ans à compter de la découverte. Pour le dol, le délai de droit commun. Pour l’action contre le syndicat des copropriétaires, des délais spécifiques s’appliquent. Votre avocat vous indique les échéances.

Assurance

Les assurances

L’assurance de l’immeuble, souscrite par le syndicat, couvre certains dommages. Votre assurance habitation couvre les dommages dans votre logement selon votre contrat. La convention entre assureurs organise la gestion des dégâts des eaux. Déclarez les sinistres rapidement.

Prévenir

Prévenir avant l’achat

Lire les procès verbaux, le carnet d’entretien et le plan pluriannuel de travaux, examiner les parties communes et poser des questions écrites au vendeur et au syndic : ces précautions réduisent fortement le risque. Le bilan avant achat les intègre.

Suite

L’expertise vices cachés

L’expertise vices cachés établit les faits techniques et réunit les parties. Pour un désordre de structure, l’expertise fissures analyse la situation de l’immeuble.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Qui paie un défaut des parties communes ?

Le syndicat des copropriétaires, financé par les copropriétaires selon les tantièmes.

Puis je me retourner contre le vendeur ?

Si le vendeur connaissait le défaut ou des travaux à venir et l’a dissimulé, sa responsabilité peut être recherchée.

Les travaux votés avant la vente sont ils pour le vendeur ?

Les appels exigibles avant la vente sont en principe pour lui, sauf convention contraire.

Un désordre mentionné dans les PV est il un vice caché ?

Non, l’acquéreur est réputé en avoir été informé.

Que demander au syndic ?

Les documents relatifs au désordre et l’inscription du sujet à l’ordre du jour.

Combien coûte l’expertise ?

Phase 1 : 990 € TTC, phase 2 : 990 € TTC, hors déplacement et frais de gestion.

L’agent immobilier peut il être concerné ?

S’il connaissait la situation et ne l’a pas signalée, sa responsabilité peut être recherchée.

La Ville de Paris peut elle intervenir ?

En cas de péril lié aux parties communes et d’inaction, la Ville peut intervenir dans le cadre de ses pouvoirs de police.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Loi n° 65 557 du 10 juillet 1965, articles 3, 14 et 14 1, Légifrance
  • Code civil, articles 1137 et 1641, Légifrance
  • Code de la construction et de l’habitation, article L721 2, Légifrance


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Vices cachés

Vice caché : comment prouver la date de découverte

Vices cachés

Vice caché : comment prouver la date de découverte

En matière de vices cachés, tout se joue sur une date : celle de la découverte du défaut. Elle fait courir le délai de deux ans pour agir, et elle peut être discutée par le vendeur. Comment établir cette date, et quels réflexes adopter dès les premiers signes ?

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L’essentiel

L’action en garantie des vices cachés doit être engagée dans les deux ans à compter de la découverte du vice. La découverte correspond au moment où l’acquéreur a eu connaissance du vice dans son ampleur et sa cause, ce qui peut être postérieur à l’apparition des premiers signes. Pour sécuriser cette date, il faut documenter chaque étape : photos datées, courriers recommandés, déclarations de sinistre, devis, et surtout rapport d’expertise, qui fixe la date à laquelle la nature et la gravité du défaut ont été établies.

Délai

Le délai de deux ans

Le Code civil prévoit que l’action résultant des vices rédhibitoires doit être intentée par l’acquéreur dans un délai de deux ans à compter de la découverte du vice. Ce délai est enfermé, par ailleurs, dans un délai butoir à compter de la vente, selon les règles de prescription applicables, que votre avocat vous précisera.

Deux ans peuvent sembler longs, mais entre les premiers signes, les échanges avec le vendeur, l’expertise, la tentative amiable et la préparation d’une procédure, le temps passe vite.

Découverte

Qu’est ce que la découverte ?

La découverte n’est pas forcément le jour où la première tache est apparue. Elle correspond au moment où l’acquéreur a eu connaissance du vice, de sa nature et de sa gravité. Une fissure apparue en janvier dont la cause structurelle n’est révélée par une expertise qu’en juin peut avoir été découverte en juin, au sens juridique.

Cette distinction est discutée au cas par cas. Le vendeur aura intérêt à faire remonter la date de découverte au premier signe, l’acquéreur à la fixer au moment où la gravité est établie.

Photos

Les photos datées

Dès le premier signe, photographiez le désordre avec un repère de taille, en plan large et en détail, et conservez les fichiers originaux, qui portent les métadonnées de date. Refaites des photos à intervalles réguliers pour montrer l’évolution. Notez dans un carnet la date et les circonstances de chaque observation.

Lettre recommandee et accuse de reception sur un bureau

Des photos datées constituent la première trace de la découverte.

Chronologie

Construire une chronologie

Un dossier solide repose sur une chronologie claire, tenue dès le premier jour. Notez dans un document la date de la vente, la date d’entrée dans les lieux, la date des premiers signes, celles des photos, des courriers, des échanges avec le vendeur, le syndic, l’assureur, la date de l’expertise et de la réception du rapport. Joignez chaque pièce justificative.

Cette chronologie permet à l’avocat de vérifier rapidement le respect des délais et de présenter les faits de façon cohérente. Elle évite aussi les contradictions, que le vendeur ne manquerait pas de relever.

Témoins

Les témoignages

Des témoins peuvent appuyer la chronologie : voisin qui a constaté le désordre, gardien qui se souvient de travaux réalisés par le vendeur, artisan intervenu pour une recherche de fuite. Leurs témoignages écrits, datés et signés, accompagnés d’une copie de pièce d’identité selon les formes prévues, peuvent être produits.

Le voisin du dessous ou du dessus est un témoin précieux lorsque le défaut concerne un plancher ou une fuite : il a pu subir des désordres bien avant la vente.

Évolution

Documenter l’évolution

Un désordre qui évolue doit être suivi : mesure de fissures avec des témoins, relevés d’humidité, photos régulières. Ces données montrent l’aggravation et justifient l’urgence des travaux. Elles permettent aussi de distinguer ce qui existait à la découverte de ce qui s’est ajouté ensuite.

L’expert peut organiser ce suivi et l’intégrer à son rapport.

Dossier de photos datees classees dans un classeur

Le courrier recommandé au vendeur fixe la date à laquelle vous l’avez informé.

Assurance

Assurance protection juridique

Votre contrat d’assurance habitation ou une assurance spécifique peut comporter une garantie de protection juridique. Elle peut prendre en charge une partie des frais d’expertise, d’avocat ou de procédure, selon les plafonds et conditions du contrat. Déclarez le litige rapidement à cet assureur, qui a ses propres délais.

Courriers

Les courriers recommandés

Informez le vendeur par lettre recommandée avec accusé de réception, de manière factuelle, en décrivant le désordre et en indiquant que vous faites procéder à un examen technique. Informez aussi le syndic si les parties communes peuvent être concernées. Ces courriers datent votre connaissance et votre réactivité.

Sinistre

Déclarations de sinistre

Si le désordre a causé des dommages, déclarez le à votre assureur. La déclaration est datée. Elle peut aussi déclencher une expertise d’assurance, dont les conclusions seront utiles, même si l’expert de l’assureur n’a pas pour mission de rechercher un vice caché.

Exemple

Un exemple de chronologie

Un acquéreur emménage en septembre dans un appartement ancien. En novembre, une tache apparaît au bas d’un mur. Il la photographie, note la date, puis constate en décembre qu’elle s’étend et que la peinture cloque. Il écrit au vendeur en recommandé en janvier et fait intervenir un expert en février, qui établit des remontées capillaires anciennes masquées par une peinture récente. La découverte du vice, dans sa nature et sa gravité, peut alors être située en février, date du rapport.

Cet exemple montre l’intérêt de documenter chaque étape, sans attendre.

Expertise

Le rapport d’expertise

Le rapport d’un expert en bâtiment établit la nature du défaut, sa cause, sa gravité et son ancienneté. Sa date est un repère clé : elle marque le moment où l’acquéreur dispose d’une connaissance technique du vice. Elle sert aussi de point de départ à la démarche amiable.

Faites intervenir l’expert rapidement après les premiers signes, pour que la chronologie soit claire.

Antériorité

Prouver aussi l’antériorité

La date de découverte ne suffit pas : il faut aussi prouver que le vice existait au jour de la vente. L’expert apprécie l’ancienneté du défaut à partir d’indices techniques. Les photos de l’annonce et des visites, les diagnostics et les documents de copropriété complètent la preuve.

Erreurs

Les erreurs à éviter

Attendre que le désordre s’aggrave avant d’agir, réparer avant de faire constater, se contenter d’échanges téléphoniques avec le vendeur, perdre les photos ou les supprimer de son téléphone, laisser passer des mois sans expertise : ces erreurs fragilisent le dossier. Agissez méthodiquement dès les premiers signes.

Amiable

La tentative amiable

La tentative de résolution amiable, par une expertise contradictoire et une négociation, prend du temps. Elle n’interrompt pas nécessairement le délai pour agir. Votre avocat surveille l’échéance et, si nécessaire, engage une action ou une demande d’expertise judiciaire pour préserver vos droits.

Référé

L’expertise judiciaire

Si le vendeur refuse toute discussion, une expertise judiciaire peut être demandée en référé. Elle désigne un expert indépendant nommé par le juge. La demande en référé peut avoir un effet sur le délai, selon les règles de procédure. Le rapport de l’expert en bâtiment que vous avez mandaté appuie la demande.

Copropriété

Désordres touchant la copropriété

Lorsque le vice affecte les parties communes, le syndicat des copropriétaires peut aussi être concerné. La chronologie des échanges avec le syndic, les procès verbaux et les déclarations de sinistre de l’immeuble sont alors des pièces importantes.

Prévenir

Prévenir

Un bilan avant achat réduit le risque de découvrir un défaut après la vente, et ses photos datées constituent une référence de l’état du bien au moment de l’achat.

Suite

L’expertise vices cachés

L’expertise vices cachés fixe les faits techniques et la chronologie, et peut réunir les parties en phase 2.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Quel est le délai pour agir en vices cachés ?

Deux ans à compter de la découverte du vice.

La découverte est elle le premier signe ?

Pas forcément : c’est le moment où l’acquéreur connaît la nature et la gravité du vice. Le point est discuté au cas par cas.

Faut il prévenir le vendeur ?

Oui, par lettre recommandée, de manière factuelle.

Une expertise interrompt elle le délai ?

Une expertise amiable n’a pas nécessairement cet effet. Votre avocat surveille l’échéance.

Peut on réparer avant l’expertise ?

Évitez le, sauf urgence documentée.

Combien coûte l’expertise ?

Phase 1 : 990 € TTC, phase 2 : 990 € TTC, hors déplacement et frais de gestion.

Le bilan avant achat aide t il ?

Oui, ses photos datées documentent l’état du bien à l’achat.

Les témoignages sont ils utiles ?

Oui, ceux d’un voisin, du gardien ou d’un artisan peuvent appuyer la chronologie et l’antériorité.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code civil, articles 1641 et 1648, Légifrance
  • Code civil, articles 2224 et 2232 (prescription), Légifrance
  • Code de procédure civile, article 145, Légifrance


"Acte
Vices cachés

Clause d’exclusion des vices cachés : quand elle ne protège pas le vendeur

Vices cachés

Clause d’exclusion des vices cachés : quand elle ne protège pas le vendeur

Votre acte de vente contient une clause par laquelle vous acceptez le bien dans l’état où il se trouve, sans recours contre le vendeur pour les vices cachés. Cette clause vous prive-t-elle de toute action ? Pas toujours. Voici dans quels cas elle tombe, et le rôle de l’expertise technique pour le démontrer.

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L’essentiel

Entre particuliers, une clause d’exclusion de la garantie des vices cachés est valable en principe. Elle est toutefois écartée lorsque le vendeur connaissait le vice et l’a dissimulé, c’est à dire lorsqu’il est de mauvaise foi, et lorsqu’il est un professionnel de l’immobilier ou assimilé à un professionnel, par exemple parce qu’il a lui-même réalisé les travaux à l’origine du défaut. L’expertise technique apporte les éléments factuels : nature et ancienneté du défaut, indices de connaissance ou de dissimulation, travaux réalisés par le vendeur.

La clause

Que dit la clause d’exclusion ?

Dans une vente immobilière entre particuliers, l’acte contient en règle générale une clause indiquant que l’acquéreur prend le bien dans son état au jour de l’entrée en jouissance, sans recours contre le vendeur pour quelque cause que ce soit, notamment en raison des vices apparents ou cachés. Cette clause est prévue par le Code civil, qui permet au vendeur de stipuler qu’il ne sera obligé à aucune garantie.

Elle protège le vendeur de bonne foi qui ignorait le défaut. Elle ne le protège pas dans tous les cas.

Mauvaise foi

Le vendeur qui connaissait le vice

La clause est sans effet lorsque le vendeur connaissait le vice. Le Code civil le prévoit : le vendeur est tenu des vices cachés, quand même il ne les aurait pas connus, à moins qu’il n’ait stipulé qu’il ne sera obligé à aucune garantie ; mais cette stipulation ne vaut pas pour les vices qu’il connaissait. La charge de la preuve de cette connaissance incombe à l’acquéreur.

La preuve peut résulter d’indices techniques, de documents, d’échanges ou de témoignages.

Professionnel

Le vendeur professionnel ou assimilé

Un vendeur professionnel de l’immobilier, comme un marchand de biens ou un promoteur, est présumé connaître les vices de la chose. Il ne peut pas se prévaloir d’une clause d’exclusion. Cette présomption s’étend, selon la jurisprudence, au vendeur particulier qui a lui-même réalisé des travaux à l’origine du vice, comme s’il avait agi en constructeur.

Un vendeur qui a rénové lui-même une salle de bains, supprimé une cloison ou refait une toiture peut ainsi être assimilé à un professionnel pour les défauts liés à ces travaux.

Avocat et client discutant d un dossier

La clause d’exclusion figure dans l’acte de vente, mais elle ne couvre pas la mauvaise foi.

Indices

Les indices de connaissance

Plusieurs indices peuvent révéler la connaissance du vice par le vendeur : travaux de masquage récents, comme une peinture limitée aux zones touchées, un doublage ou un faux plafond ; réparations sommaires ; factures de recherche de fuite ou de traitement ; échanges avec le syndic, un voisin ou un assureur ; mentions dans les procès verbaux d’assemblée générale ; déclarations de sinistre.

L’expert relève les indices techniques. L’avocat rassemble les autres éléments.

Travaux

Les travaux réalisés par le vendeur

Lorsque le vendeur a réalisé lui-même des travaux, la question de l’assimilation au professionnel se pose. L’expert identifie les travaux récents, leur nature, leur qualité d’exécution et leur lien avec le défaut. Une salle d’eau mal étanchée à l’origine de la pourriture d’un plancher, une ouverture dans un mur porteur sans renfort à l’origine de fissures, une isolation posée sans précaution à l’origine de moisissures sont des exemples.

Les factures, les autorisations de copropriété et les témoignages d’entreprises ou de voisins complètent le dossier.

Exemples

Exemples de situations

Un vendeur a fait repeindre un mur humide quelques semaines avant les visites, alors que des échanges avec le syndic évoquaient des infiltrations par la façade : la clause risque de ne pas le protéger. Un vendeur a lui-même créé une salle d’eau dans une chambre, sans étanchéité adaptée, et le plancher s’est dégradé : il peut être assimilé à un professionnel pour ce défaut. Un vendeur occupait le logement depuis des années sans jamais voir de désordre, et le vice provient d’une cause cachée qu’il ignorait : la clause le protège en principe.

Chaque situation dépend des faits, d’où l’importance de les établir avec précision.

Factures de travaux anciens rassemblees dans un dossier

Les factures de travaux du vendeur peuvent révéler sa connaissance du défaut.

Bonne foi

Le vendeur de bonne foi

La clause d’exclusion n’est pas une injustice : elle protège le vendeur particulier qui vend un bien ancien en toute bonne foi, sans connaître un défaut caché. Dans un immeuble parisien de plus d’un siècle, des défauts cachés peuvent exister sans que l’occupant en ait eu conscience. Dans ce cas, l’acquéreur supporte le risque, d’où l’intérêt d’un examen technique avant l’achat.

L’expertise permet aussi de clarifier la situation : si rien n’indique que le vendeur savait, une procédure a peu de chances d’aboutir, et il vaut mieux le savoir tôt.

Questions

Poser des questions écrites avant de signer

Avant la signature, posez au vendeur des questions écrites : des dégâts des eaux ont-ils eu lieu, des travaux ont-ils été réalisés sur les murs, les planchers, les pièces d’eau, par qui et quand, des désordres ont-ils été constatés ? Les réponses écrites engagent le vendeur. Une réponse inexacte peut ensuite caractériser sa mauvaise foi.

Dol

Le dol, une autre voie

Lorsque le vendeur a délibérément dissimulé une information déterminante pour l’acquéreur, ou a menti, le dol peut être invoqué. Il permet de demander l’annulation de la vente ou des dommages et intérêts, avec un délai de prescription différent de celui des vices cachés. Le choix du fondement relève de l’avocat, en fonction des faits établis.

Agent

L’agent immobilier

L’agent immobilier a un devoir d’information et de conseil. S’il connaissait le défaut et ne l’a pas signalé, sa responsabilité peut être recherchée. Il peut être convoqué à l’expertise amiable contradictoire.

Expertise

Le rôle de l’expertise

L’expertise technique ne qualifie pas juridiquement la situation. Elle établit des faits : la nature du défaut, sa gravité, son ancienneté, son caractère décelable ou non lors des visites, les travaux réalisés, les indices de dissimulation. Ces faits sont la base sur laquelle l’avocat construit l’argumentation, et sur laquelle le vendeur et son assureur apprécient leur position.

Un rapport précis, documenté et contradictoire favorise une issue amiable.

Phase 1

Phase 1 : établir les faits

L’expert examine le défaut, réalise les mesures utiles, photographie, consulte les pièces de la vente et recherche les indices. Son rapport indique si les constats sont compatibles avec un vice caché et relève les éléments laissant penser que le vendeur connaissait le défaut ou l’a causé.

Phase 2

Phase 2 : réunir les parties

L’expertise amiable contradictoire réunit le vendeur, son éventuel assureur et l’agent immobilier. Les constats sont présentés, chacun s’exprime. Face à des éléments solides, une solution amiable est possible : prise en charge des travaux, indemnisation.

Délais

Délais

L’action en garantie des vices cachés doit être engagée dans les deux ans de la découverte. Le délai du dol est différent. Ne tardez pas : les indices s’effacent et les délais courent.

Documents

Les documents à rassembler

Acte de vente et compromis, annonce et photos, diagnostics, procès verbaux d’assemblée générale, échanges avec le vendeur et l’agence, factures de travaux connues, photos datées du défaut. Plus le dossier est complet, plus l’analyse est solide.

Prévenir

Prévenir

Un bilan avant achat permet de détecter les travaux récents et les indices de désordres avant de signer, et de poser les bonnes questions au vendeur. Les réponses écrites du vendeur engagent sa bonne foi.

Suite

L’expertise vices cachés

L’expertise vices cachés réunit les faits techniques en deux phases, utilisables par votre avocat.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

La clause de non garantie est elle valable ?

En principe oui entre particuliers, sauf mauvaise foi du vendeur ou qualité de professionnel.

Qui doit prouver la mauvaise foi ?

L’acquéreur, par tout moyen : indices techniques, documents, témoignages.

Un vendeur bricoleur est il un professionnel ?

Il peut être assimilé à un professionnel pour les défauts liés aux travaux qu’il a réalisés lui-même.

Le dol est il différent du vice caché ?

Oui, il suppose une manœuvre ou un mensonge délibéré et ouvre d’autres recours.

L’agent immobilier peut il être responsable ?

S’il a manqué à son devoir d’information, oui.

Combien coûte l’expertise ?

Phase 1 : 990 € TTC, phase 2 : 990 € TTC, hors déplacement et frais de gestion.

Faut il un avocat ?

Pour la qualification juridique et une éventuelle procédure, oui.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code civil, articles 1641, 1643, 1645 et 1648, Légifrance
  • Code civil, article 1137 (dol), Légifrance


"Mur
Vices cachés

Humidité masquée par une peinture neuve : quels recours pour l’acquéreur ?

Vices cachés

Humidité masquée par une peinture neuve : quels recours pour l’acquéreur ?

Le logement était impeccable lors des visites, fraîchement repeint. Quelques semaines après l’emménagement, des taches réapparaissent, la peinture cloque, une odeur de moisi s’installe. L’humidité était-elle masquée ? Quels recours pour l’acquéreur, et comment le prouver ?

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L’essentiel

Une humidité dissimulée par une peinture neuve, un doublage ou un mobilier placé devant les zones atteintes peut constituer un vice caché, si elle était antérieure à la vente, non décelable par un acheteur attentif et suffisamment grave. L’acquéreur dispose de deux ans à compter de la découverte pour agir. L’expertise établit la cause de l’humidité, son ancienneté, son ampleur et les indices de dissimulation. Elle est la première étape avant une démarche amiable ou judiciaire.

Situation

Une situation classique

Avant une mise en vente, les vendeurs rafraîchissent volontiers leur logement : peinture, petits travaux, mise en scène. C’est légitime. Mais une peinture appliquée sur un mur humide sans traiter la cause masque le problème pendant quelques semaines ou quelques mois. Avec le premier hiver, les premières pluies ou l’usage quotidien des pièces d’eau, l’humidité ressort.

L’acquéreur découvre alors des taches, des moisissures, des peintures qui cloquent, parfois du salpêtre ou des plinthes pourries. La question se pose : le vendeur savait-il ?

Dans tous les cas, la démarche commence par des faits établis, et non par des soupçons.

Conditions

Les conditions de la garantie

Le défaut doit être caché lors de la vente, c’est à dire non décelable par un acheteur normalement attentif. Une tache visible lors de la visite, même discrète, peut être considérée comme apparente. Le défaut doit être antérieur à la vente, même si ses manifestations sont apparues ensuite. Il doit enfin être suffisamment grave pour affecter l’usage du logement.

Une humidité structurelle, remontées capillaires, infiltration chronique, fuite encastrée, qui rend des pièces difficilement habitables ou impose des travaux importants, peut répondre à cette exigence de gravité.

Causes

Identifier la cause

L’expertise commence par la cause. Remontées capillaires en rez de chaussée, infiltration par la façade, la toiture ou une menuiserie, fuite sur une canalisation encastrée, condensation liée à une ventilation supprimée : chaque cause a ses signes et ses mesures. La cause détermine aussi l’ancienneté probable du phénomène et la responsabilité éventuelle de tiers, comme la copropriété.

Une condensation liée à l’usage du nouvel occupant n’est pas un vice caché. Une infiltration par une partie commune relève d’abord de la copropriété. D’où l’importance d’un diagnostic précis.

Doublage en platre retire revelant un mur humide

Une peinture neuve peut masquer pendant quelques mois une humidité ancienne. L’expert recherche ce qui se trouve sous les finitions.

Paris

Les humidités masquées dans l’ancien parisien

Dans le bâti parisien, certaines situations se prêtent particulièrement à la dissimulation : rez de chaussée sur cour soumis aux remontées capillaires, anciennes loges et boutiques transformées en logements, derniers étages sous une toiture qui fuit, salles d’eau créées sur un plancher ancien, murs de façade sur cour dont l’enduit laisse passer l’eau. Une peinture fraîche, un doublage ou un faux plafond suffisent à masquer les traces pendant la période de vente.

Les mois d’été, plus secs, rendent aussi la détection plus difficile : une humidité qui se manifeste surtout en hiver peut être invisible lors de visites en juin ou juillet.

Santé

Humidité, moisissures et santé

Au-delà du préjudice matériel, une humidité importante favorise les moisissures, qui dégradent la qualité de l’air intérieur. Les autorités sanitaires recommandent d’en traiter rapidement la cause. Si des occupants sont sensibles, notamment des enfants ou des personnes souffrant de troubles respiratoires, la situation impose d’agir vite, tout en préservant les preuves par un constat préalable.

Un constat rapide par l’expert permet ensuite d’engager les mesures d’urgence sans perdre les éléments nécessaires au recours.

Chiffrer

Chiffrer le préjudice

Le préjudice comprend le coût des travaux nécessaires pour traiter la cause et remettre en état les finitions, mais aussi, selon les cas, la perte de jouissance d’une pièce, les frais de relogement temporaire ou le remplacement de biens endommagés. Le rapport d’expertise décrit les travaux nécessaires, et les devis d’entreprises permettent de les chiffrer.

Conservez toutes les factures et justificatifs : ils serviront à la négociation ou à la procédure.

Expert mesurant l humidite derriere un meuble

La mesure derrière les meubles et en pied de mur révèle l’humidité masquée.

Antériorité

Prouver l’antériorité

Une humidité structurelle ne naît pas en quelques semaines. Des sels accumulés en profondeur dans un mur, des bois dégradés, des enduits décollés sous une peinture neuve témoignent d’un phénomène ancien. L’expert mesure l’humidité en profondeur, observe les couches successives de revêtements et relève les traces d’interventions antérieures.

Les photos de l’annonce, les photos prises lors des visites, les procès verbaux d’assemblée générale évoquant des infiltrations, les factures de travaux du vendeur sont autant d’éléments utiles.

Dissimulation

Les indices de dissimulation

Une peinture fraîche limitée à une partie basse de mur, un doublage récent sur un mur extérieur, des plinthes neuves, une peinture dite anti humidité, un meuble fixé devant une zone sensible, un déshumidificateur retiré avant la visite : ces éléments peuvent révéler que le vendeur connaissait le problème et l’a masqué.

La connaissance du défaut par le vendeur est déterminante lorsque l’acte comporte une clause d’exclusion de garantie entre particuliers.

Copropriété

Le rôle de la copropriété

Si l’humidité provient d’une partie commune, façade, toiture, colonne, cour, la copropriété doit faire réaliser les travaux. Le vendeur, s’il connaissait le problème et l’a tu, peut toutefois engager sa responsabilité. Les procès verbaux d’assemblée générale révèlent parfois que le sujet avait été évoqué avant la vente.

Informez le syndic par écrit et demandez les procès verbaux et échanges relatifs au problème.

Ne pas faire

Ce qu’il ne faut pas faire

Ne repeignez pas, ne posez pas de doublage, ne lancez pas de travaux de traitement avant d’avoir fait constater la situation. Ces interventions effacent les indices d’antériorité et de dissimulation. Ne vous contentez pas de photos sans mesure : elles montrent les taches, pas l’humidité en profondeur.

Les échanges avec le vendeur doivent rester factuels et écrits. Évitez les accusations non étayées : laissez l’expertise établir les faits.

Phase 1

L’expertise en phase 1

L’expert mesure l’humidité des murs à plusieurs hauteurs et profondeurs, recherche la cause, observe les revêtements récents et leur support, relève les indices de dissimulation et consulte les pièces de la vente. Son rapport conclut sur la nature, l’ancienneté et la gravité de l’humidité, et sur la compatibilité avec un vice caché.

Phase 2

L’expertise amiable contradictoire

Si les constats le justifient, le vendeur et son assureur sont convoqués à une réunion sur place. Les constats sont partagés, chacun s’exprime, et un rapport contradictoire est établi. Il permet de négocier une prise en charge des travaux ou une réduction du prix, ou de préparer une procédure.

Recours

Les recours possibles

La garantie des vices cachés permet de demander une réduction du prix ou, dans les cas graves, la résolution de la vente, ainsi que des dommages et intérêts si le vendeur connaissait le vice. D’autres fondements peuvent être envisagés selon les situations, comme le dol. Un avocat qualifie la situation et choisit le fondement adapté.

Délais

Agir dans les délais

Le délai est de deux ans à compter de la découverte. Datez la découverte, informez le vendeur par lettre recommandée et faites intervenir l’expert rapidement.

Prévenir

Prévenir avant l’achat

Un bilan avant achat mesure l’humidité des murs, y compris sous une peinture neuve. Il repère les zones suspectes et permet d’interroger le vendeur avant de signer.

Expertise

Les expertises adaptées

L’expertise vices cachés établit les faits en deux phases. L’expertise humidité identifie la cause lorsque la question du vice caché ne se pose pas.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Une humidité masquée est elle un vice caché ?

Elle peut l’être si elle était cachée, antérieure à la vente et grave.

Comment prouver que le vendeur savait ?

Par des indices techniques de dissimulation, des documents, des échanges ou des témoignages.

Faut il repeindre avant l’expertise ?

Non, cela efface les indices.

La condensation est elle un vice caché ?

Une condensation liée à l’usage ne l’est pas. Une ventilation supprimée par le vendeur peut poser question.

Quel délai pour agir ?

Deux ans à compter de la découverte.

Combien coûte l’expertise ?

Phase 1 : 990 € TTC, phase 2 : 990 € TTC, hors déplacement et frais de gestion.

La copropriété est elle concernée ?

Si l’humidité vient d’une partie commune, oui, pour les travaux.

Puis je traiter les moisissures en urgence ?

Oui si la santé l’exige, après avoir photographié et, idéalement, fait constater la situation par l’expert.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code civil, articles 1641 à 1649 et 1137 (dol), Légifrance


"Parquet
Vices cachés

Plancher bois affaibli découvert après l’achat : un vice caché ?

Vices cachés

Plancher bois affaibli découvert après l’achat : un vice caché ?

Quelques mois après l’achat, le parquet neuf s’affaisse, une porte se bloque, et en soulevant les lames vous découvrez des solives pourries. Le vendeur avait-il connaissance du problème ? Peut-on agir en garantie des vices cachés ? Voici comment établir les faits et quelles démarches engager.

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L’essentiel

Un plancher bois affaibli par l’humidité, les insectes ou une surcharge, dissimulé sous un parquet ou un carrelage neuf, peut constituer un vice caché s’il était antérieur à la vente, non décelable lors des visites et suffisamment grave pour affecter l’usage du logement. L’action doit être engagée dans les deux ans de la découverte. L’expertise technique établit l’état du plancher, la date probable de la dégradation et les indices de dissimulation, avant toute réparation.

Plancher ancien

Le plancher bois dans l’ancien parisien

Dans les immeubles parisiens antérieurs aux années 1930, les planchers sont en solives de bois, portant un parquet sur lambourdes ou un remplissage, et un plafond en plâtre en dessous. Les solives prennent appui dans les murs porteurs. Ce système fonctionne pendant des siècles s’il reste au sec et n’est pas surchargé.

Ses ennemis sont l’eau, qui fait pourrir le bois, en particulier aux appuis dans les murs, les insectes xylophages, et les modifications : entailles pour passer des canalisations, suppression d’appuis, surcharges.

Un plancher sous une salle de bains, une cuisine ou des toilettes est le plus exposé aux fuites et à l’humidité.

Découverte

Comment le défaut se révèle

Le défaut se révèle par un affaissement du sol, un parquet qui ondule ou sonne creux, une porte qui frotte puis se bloque, des fissures au plafond de l’appartement du dessous, un carrelage qui se fend. Parfois, c’est lors de travaux, en soulevant un revêtement, que l’acquéreur découvre des solives noircies, friables, attaquées.

À ce stade, il faut s’arrêter : ne pas poursuivre les travaux, photographier, dater, et faire constater avant toute intervention.

Causes

Pourquoi un plancher bois se dégrade

La cause principale est l’eau. Une fuite lente sous une baignoire, un joint de douche défaillant pendant des années, un dégât des eaux mal séché, une infiltration en pied de mur entretiennent une humidité qui permet aux champignons de se développer. La mérule, champignon redouté, prospère dans les bois humides et confinés, mal ventilés. D’autres champignons provoquent des pourritures cubiques ou fibreuses qui rendent le bois friable.

Les insectes xylophages, vrillettes et capricornes, creusent des galeries dans le bois sec ou humide. Les termites, présents dans certains secteurs, peuvent causer des dégâts importants sans signe visible en surface.

Enfin, des interventions humaines affaiblissent les solives : entailles pour passer une évacuation, découpe d’une solive pour créer une trémie, surcharge par une chape lourde.

Solive en bois degradee par l humidite

Des solives dégradées sous un parquet neuf : un défaut qui ne se voit pas lors des visites.

Mérule

Le cas de la mérule

La mérule est un champignon qui dégrade le bois de façon rapide et peut se propager dans les maçonneries. Sa présence doit être déclarée en mairie par l’occupant ou le propriétaire qui en a connaissance. Dans certaines zones, des arrêtés préfectoraux délimitent les secteurs contaminés, et l’information de l’acquéreur est renforcée.

Une contamination par la mérule découverte après la vente et dissimulée par le vendeur peut caractériser un vice caché. Le traitement est lourd et doit être confié à des spécialistes.

Voisins

Vérifier l’étage du dessous

Un plancher affaibli laisse des traces dans l’appartement du dessous : fissures au plafond, auréoles, plâtre décollé, flèche visible. Si le voisin du dessous a signalé ces désordres au syndic ou à l’ancien propriétaire, ces échanges peuvent prouver la connaissance du défaut. Demandez lui l’autorisation d’examiner son plafond.

Conditions

Les conditions du vice caché

Pour relever de la garantie des vices cachés, le défaut doit être caché, c’est à dire non décelable par un acheteur normalement attentif lors des visites. Il doit être antérieur à la vente. Il doit enfin être grave, rendant le bien impropre à son usage ou en diminuant tellement l’usage que l’acheteur ne l’aurait pas acquis, ou en aurait donné un moindre prix.

Un plancher affaibli dissimulé sous un revêtement neuf peut réunir ces conditions, mais chaque situation doit être examinée.

Expert sondant une poutre en bois avec un outil

Le sondage du bois permet d’apprécier la profondeur et l’ancienneté de la dégradation.

Antériorité

Établir l’antériorité

La pourriture d’une solive ou l’attaque par des insectes est un processus long, de plusieurs années. Un bois profondément dégradé quelques mois après la vente l’était déjà au moment de la vente. L’expert apprécie l’ancienneté de la dégradation : profondeur, nature des champignons ou des galeries, traces d’humidité anciennes, réparations antérieures.

Il compare aussi l’âge des revêtements récents avec l’état du support : un parquet neuf posé sur des lambourdes calées pour compenser un affaissement est un indice fort.

Dissimulation

Les indices de dissimulation

La connaissance du défaut par le vendeur est déterminante, notamment lorsque l’acte contient une clause excluant la garantie. Des indices peuvent révéler cette connaissance : travaux récents de revêtement réalisés par le vendeur, calages, renforts sommaires cachés, fissures rebouchées au plafond du dessous, factures, échanges avec le syndic ou le voisin.

L’expert relève ces indices. Leur qualification juridique revient ensuite à l’avocat.

Copropriété

Plancher et copropriété

Dans un immeuble en copropriété, le plancher entre deux étages est en principe une partie commune, et le parquet une partie privative. Si la structure est dégradée, la réparation relève du syndicat des copropriétaires, qui peut lui-même rechercher la responsabilité de celui qui a causé le dommage, par exemple un copropriétaire dont la salle de bains fuyait.

Le vice caché vis-à-vis du vendeur et la responsabilité de la copropriété sont deux questions distinctes, à articuler. Informez le syndic rapidement.

Sécurité

Mesures de sécurité

Un plancher très affaibli peut céder. Si l’affaissement est important ou évolue, ne chargez pas la zone, éloignez les meubles lourds et faites étayer par une entreprise si nécessaire. Prévenez le syndic et l’occupant du dessous.

Phase 1

La phase 1 de l’expertise

L’expert examine le plancher, les revêtements, le plafond du dessous lorsque l’accès est possible, et mesure l’humidité. Il réalise des sondages limités pour apprécier l’état du bois, photographie, mesure les déformations. Il consulte les pièces de la vente et les documents de copropriété.

Son rapport conclut sur la nature du défaut, son ancienneté, sa gravité, et sur la compatibilité des constats avec un vice caché.

Phase 2

La phase 2 contradictoire

Si les conclusions le justifient, l’expert convoque le vendeur, son assureur et éventuellement l’agent immobilier à une réunion sur place. Chacun peut présenter ses observations et se faire assister. Le rapport contradictoire sert de base à une négociation amiable ou, à défaut, à une procédure.

Délais

Agir dans les délais

L’action doit être engagée dans les deux ans à compter de la découverte. Envoyez au vendeur un courrier recommandé l’informant du défaut dès que possible. Conservez les photos datées, les devis et les échanges.

Réparer

Réparer après constat

Une fois les constats contradictoires réalisés, les réparations peuvent être engagées : renforcement des solives, remplacement des parties dégradées, traitement contre les insectes, reprise des appuis. Un bureau d’études peut être nécessaire. Conservez les factures, qui chiffrent le préjudice.

Prévenir

Prévenir lors de l’achat

Un bilan avant achat contrôle la planéité des sols, l’humidité des pièces d’eau et les signes de reprises récentes. Il ne voit pas sous un revêtement, mais il repère les indices qui doivent conduire à poser des questions.

Expertise

L’expertise vices cachés

L’expertise vices cachés se déroule en deux phases. Si l’humidité est en cause, l’expertise humidité en recherche l’origine.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Un plancher pourri est il un vice caché ?

Il peut l’être s’il était caché, antérieur à la vente et grave.

Combien de temps pour agir ?

Deux ans à compter de la découverte du vice.

Faut il réparer tout de suite ?

Mettez en sécurité, mais faites constater avant toute réparation.

Qui paie la structure du plancher ?

En copropriété, le plancher est en principe une partie commune.

La clause d’exclusion protège t elle le vendeur ?

Pas s’il connaissait le défaut ou s’il est assimilé à un professionnel.

Combien coûte l’expertise ?

Phase 1 : 990 € TTC, phase 2 : 990 € TTC, hors déplacement et frais de gestion.

Les insectes xylophages sont ils un vice caché ?

Une attaque importante et dissimulée peut l’être, selon les circonstances.

La mérule doit elle être déclarée ?

Oui, l’occupant ou le propriétaire qui en a connaissance doit la déclarer en mairie.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code civil, articles 1641 à 1649, Légifrance
  • Loi n° 65 557 du 10 juillet 1965 (copropriété), Légifrance


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