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Achat immobilier

Lire les procès verbaux d’assemblée générale avant d’acheter à Paris

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Lire les procès verbaux d’assemblée générale avant d’acheter à Paris

Les procès verbaux d’assemblée générale sont parfois survolés par les acquéreurs. Pourtant, ils racontent l’histoire récente de l’immeuble : travaux votés, travaux refusés, sinistres, litiges, tensions entre copropriétaires. Voici comment les lire efficacement avant d’acheter un appartement à Paris.

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L’essentiel

Les procès verbaux des trois dernières assemblées générales, remis à l’acquéreur avant la promesse de vente, indiquent les travaux votés et leur financement, les travaux discutés mais repoussés, les sinistres et désordres signalés, les procédures en cours et l’état des relations avec le syndic. Ils permettent d’anticiper les appels de fonds, de repérer les problèmes récurrents et de poser les bonnes questions au vendeur. Lus avec un regard technique, ils complètent la visite du logement.

Obligation

Quels documents recevoir

Pour la vente d’un lot de copropriété, le vendeur doit remettre à l’acquéreur, au plus tard à la signature de la promesse, plusieurs documents : le règlement de copropriété et l’état descriptif de division, les procès verbaux des assemblées générales des trois dernières années, des informations financières sur les charges et les sommes dues, le carnet d’entretien, et, lorsqu’ils existent, le diagnostic technique global et le plan pluriannuel de travaux.

Ces documents sont volumineux, mais ils contiennent l’essentiel. Prenez le temps de les lire avant de vous engager, ou faites vous accompagner.

Le notaire vérifie la présence des pièces obligatoires, mais il n’en fait pas l’analyse technique : c’est à l’acquéreur de les exploiter.

Travaux votés

Repérer les travaux votés

Les résolutions de travaux votés sont la première chose à rechercher : ravalement, réfection de toiture, remplacement des colonnes, mise aux normes de l’ascenseur, travaux de cour. Chaque résolution indique le montant global, la répartition et le calendrier des appels de fonds. Calculez votre quote-part à partir des tantièmes du lot.

La répartition entre vendeur et acquéreur des appels de fonds se règle dans la promesse de vente. En principe, celui qui est copropriétaire à la date d’exigibilité paie, mais une convention différente est possible.

Travaux repoussés

Repérer les travaux repoussés

Les travaux discutés mais non votés sont tout aussi importants : un ravalement repoussé faute de majorité, une étude de toiture jamais lancée, une demande de copropriétaire écartée. Ils signalent des besoins non satisfaits, qui se traduiront par des dépenses futures, parfois plus élevées parce que la dégradation aura continué.

Notez aussi les travaux urgents réalisés par le syndic, révélateurs d’un problème : réparation de fuite sur colonne, mise en sécurité d’un balcon, étaiement.

Personne annotant un proces verbal d assemblee generale

Les résolutions de travaux indiquent montants, répartition et calendrier des appels de fonds.

Sinistres

Sinistres et désordres

Les procès verbaux mentionnent les sinistres affectant l’immeuble : dégâts des eaux répétés, infiltrations en toiture, inondation de caves, fissures. Une succession de dégâts des eaux sur une même colonne annonce son remplacement. Des fissures signalées en façade ou dans la cage d’escalier méritent une attention particulière, surtout dans un secteur d’anciennes carrières ou de gypse.

Recherchez aussi les mentions de diagnostics : amiante dans les parties communes, plomb, termites. Elles conditionnent certains travaux.

Procédures

Procédures et litiges

Un litige entre la copropriété et un copropriétaire, un promoteur, une entreprise ou un voisin peut avoir des conséquences financières pour tous. Les procès verbaux mentionnent les procédures en cours et les autorisations données au syndic pour agir en justice. Interrogez le vendeur et le syndic sur leur avancement.

Les impayés de charges importants d’un ou plusieurs copropriétaires fragilisent la trésorerie de la copropriété et peuvent retarder des travaux.

Gouvernance

La vie de la copropriété

Au-delà des chiffres, les procès verbaux renseignent sur le fonctionnement de la copropriété : participation des copropriétaires, changements de syndic, conflits, résolutions systématiquement rejetées. Une copropriété qui n’arrive pas à voter les travaux nécessaires est une copropriété où l’immeuble se dégrade.

Immeuble parisien vu depuis la rue avec plusieurs etages

Les documents se lisent en regard de l’état réel de l’immeuble.

Règlement

Le règlement de copropriété

Le règlement de copropriété définit les parties communes et privatives, la répartition des charges et les règles de vie de l’immeuble. Il précise par exemple si les fenêtres, les balcons ou les canalisations jusqu’à tel point sont privatifs ou communs. Ces précisions déterminent qui paiera en cas de travaux ou de sinistre.

Vérifiez aussi la destination de l’immeuble et les usages autorisés : activité professionnelle, location meublée de courte durée, aménagement des combles. Un projet incompatible avec le règlement peut être bloqué par la copropriété.

Fonds de travaux

Le fonds de travaux

Les copropriétés doivent constituer un fonds de travaux alimenté par une cotisation annuelle, dont le montant minimal est fixé par la loi et rehaussé lorsque le plan pluriannuel de travaux est adopté. Les sommes versées restent attachées au lot et ne sont pas remboursées au vendeur. Un fonds bien alimenté facilite le financement des travaux à venir.

Vérifiez son montant dans les documents financiers et comparez le aux dépenses prévues.

Technique

Lire avec un regard technique

Une résolution peut sembler anodine et cacher un problème sérieux : remplacement d’un tronçon de canalisation en cave, reprise d’un plancher dans un appartement, pose de témoins sur des fissures, étude géotechnique. L’expert en bâtiment relie ces mentions à ce qu’il observe dans l’immeuble et dans le logement.

À l’inverse, des désordres visibles qui ne sont mentionnés nulle part, fissures en façade, humidité en cave, peuvent signaler un problème ignoré, dont le traitement sera à la charge des futurs copropriétaires.

PPT

Le plan pluriannuel de travaux

Le plan pluriannuel de travaux, progressivement obligatoire depuis 2023 dans les copropriétés à usage d’habitation de plus de quinze ans, liste les travaux nécessaires sur dix ans, leur estimation et leur calendrier. Il est accompagné d’un fonds de travaux alimenté par des cotisations annuelles.

Pour l’acquéreur, c’est une feuille de route. Comparez le avec l’état réel de l’immeuble et avec les décisions des assemblées générales.

Carnet

Le carnet d’entretien

Le carnet d’entretien recense les travaux réalisés sur les parties communes, les contrats d’entretien et les références des entreprises. Il permet de connaître la date du dernier ravalement, de la réfection de la toiture, du remplacement des colonnes ou de l’ascenseur. Un carnet vide ou incomplet est un signal.

Charges

Les charges courantes

Les informations financières remises indiquent le montant des charges courantes du lot et les sommes restant dues. Comparez les avec des immeubles similaires. Des charges élevées peuvent refléter un chauffage collectif, un gardien, un ascenseur, ou une gestion coûteuse. Des charges anormalement basses peuvent signaler un entretien insuffisant.

Questions

Les questions à poser

À partir de votre lecture, préparez vos questions : quand le ravalement sera-t-il voté, quel est l’état des colonnes, les fissures signalées ont-elles été analysées, la procédure en cours a-t-elle des conséquences financières, le fonds de travaux est-il alimenté ? Posez les par écrit au vendeur et, si possible, au syndic.

Visite

Croiser documents et visite

Les documents ne suffisent pas. Ils se lisent avec la visite de l’immeuble : façades, cage d’escalier, cour, caves, toiture accessible. Un immeuble dont les documents annoncent un ravalement récent mais dont les façades sur cour sont dégradées mérite une explication.

Expertise

Le bilan avant achat

Le bilan avant achat inclut la lecture technique des documents de copropriété et leur confrontation avec l’état réel de l’immeuble et du logement. Il vous aide à évaluer les dépenses à venir avant de signer.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Combien de PV d’AG faut il demander ?

Ceux des trois dernières années, que le vendeur doit remettre avant la promesse de vente.

Qui paie des travaux votés avant la vente ?

En principe le copropriétaire à la date d’exigibilité de chaque appel de fonds. La promesse peut prévoir une autre répartition.

Qu’est ce que le plan pluriannuel de travaux ?

Un document listant les travaux nécessaires sur dix ans, progressivement obligatoire dans les copropriétés de plus de quinze ans.

Les sinistres sont ils mentionnés ?

Ils peuvent l’être, notamment lorsqu’ils concernent les parties communes ou donnent lieu à des décisions.

Que signifie un ravalement repoussé ?

Un besoin non satisfait, qui se traduira par une dépense future.

Le syndic peut il répondre à mes questions ?

Il peut fournir certaines informations. Passez aussi par le vendeur.

Combien coûte un bilan avant achat ?

650 € TTC jusqu’à 50 m², puis 3 € par m², frais de gestion et de déplacement en sus.

Le notaire analyse t il les PV d’AG ?

Il vérifie la remise des documents obligatoires, mais n’en fait pas l’analyse technique.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code de la construction et de l’habitation, article L721 2 (documents remis à l’acquéreur), Légifrance
  • Loi n° 65 557 du 10 juillet 1965, articles 14 2 et 18, Légifrance


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Achat immobilier

Acheter un appartement haussmannien : les points à contrôler

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Acheter un appartement haussmannien : les points à contrôler

Parquet en point de Hongrie, cheminées en marbre, moulures, hauteur sous plafond : l’appartement haussmannien fait rêver. Mais derrière le charme, un immeuble de plus de cent trente ans a ses fragilités. Voici les points à contrôler, dans le logement et dans l’immeuble, avant de signer.

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L’essentiel

Avant d’acheter un appartement haussmannien, il faut contrôler l’état des planchers et des plafonds, les éventuelles modifications de murs porteurs, l’humidité des pièces d’eau, l’état de l’électricité et de la plomberie, les conduits de cheminée, et, côté immeuble, la toiture, les façades, les balcons, la cage d’escalier, les caves et les réseaux. Les procès verbaux d’assemblée générale et le plan pluriannuel de travaux renseignent sur les dépenses à venir, notamment le ravalement.

Le modèle

Ce qu’on achète dans un haussmannien

L’immeuble haussmannien, construit à Paris entre le Second Empire et le début du XXe siècle, répond à un modèle précis : façade en pierre de taille sur rue, balcons au deuxième et au cinquième étage, étages nobles aux grandes hauteurs sous plafond, escalier principal en bois, escalier de service, chambres de bonne sous les combles, toiture en zinc et ardoise.

Les appartements ont une distribution traditionnelle : pièces de réception en enfilade sur rue, chambres et cuisine sur cour. Une partie a été transformée : cuisines ouvertes, salles de bains ajoutées, réunion ou division de lots. Chaque transformation est un point de contrôle.

Planchers

Les planchers et les plafonds

Les planchers sont en solives de bois ou en poutrelles métalliques, avec un remplissage en plâtre. Ils ont plus d’un siècle et ont pu prendre de la flèche, subir des fuites ou des surcharges. Lors de la visite, marchez dans toutes les pièces : un parquet qui ondule fortement, des portes qui frottent, une bille qui roule seule sont des indices.

Au plafond, observez les fissures parallèles qui suivent les solives, les auréoles sous les salles de bains de l’étage supérieur, les corniches décollées. L’expert contrôle la planéité au niveau laser et mesure l’humidité, ce qui permet de détecter un plancher affaibli.

Murs

Les murs et les transformations

Les murs de refend porteurs structurent l’immeuble. Une grande pièce ouverte, une cuisine décloisonnée, un double séjour peuvent résulter de la suppression ou du percement d’un mur porteur. Demandez les autorisations d’assemblée générale, la note de calcul du bureau d’études et les factures. En leur absence, la situation peut poser problème.

Observez les fissures au-dessus des ouvertures, la flèche des plafonds au droit des poutres de renfort, les désordres dans l’appartement du dessus si vous pouvez y accéder.

Expert examinant un parquet ancien pres d une fenetre

Un parquet ancien renseigne sur l’état du plancher qui le porte.

Pièces d’eau

Salles de bains et cuisine

Les salles de bains ajoutées dans d’anciennes chambres ou cabinets de toilette reposent sur des planchers anciens. Leur étanchéité, leurs évacuations et leur poids doivent être vérifiés. Une salle de bains au sol surélevé, un carrelage fissuré, des joints noircis ou une odeur d’humidité sont des signaux.

Vérifiez sous les éviers et autour des appareils, et mesurez l’humidité des murs et du sol. Les évacuations doivent rejoindre les colonnes communes avec une pente suffisante. Une pompe de relevage révèle une salle d’eau éloignée des chutes.

Réseaux

Électricité, plomberie, chauffage

Le diagnostic électrique, obligatoire pour une installation de plus de quinze ans, signale les anomalies de sécurité. Il ne dit pas si l’installation est adaptée à vos usages : nombre de circuits, puissance, emplacement des prises. Une installation ancienne, avec des fils sous moulure, peut nécessiter une réfection complète.

La plomberie peut comporter des tuyaux en plomb, à remplacer. Le chauffage peut être collectif, individuel au gaz ou électrique : demandez les charges et l’état de la chaudière. Les radiateurs anciens en fonte peuvent rester, s’ils sont entretenus.

Cheminées

Cheminées et conduits

Les cheminées en marbre font le charme du haussmannien, mais leur usage est encadré. À Paris, les feux de cheminée à foyer ouvert sont restreints pour des raisons de qualité de l’air. Vérifiez l’état du conduit, son ramonage, et les règles applicables avant de prévoir un usage.

Les conduits sont des parties communes et participent à la ventilation des pièces. Un conduit bouché ou dégradé peut provoquer de l’humidité ou des infiltrations au droit de la souche.

Moulures et rosace de plafond dans un appartement ancien

Moulures et rosaces se fissurent lorsque le plancher bouge.

Toiture

Toiture et derniers étages

Pour un appartement au dernier étage, la toiture est un sujet direct : infiltrations par les chéneaux, les solins, les lucarnes, isolation faible, chaleur en été. Pour les autres étages, elle reste un sujet de copropriété et de charges. Demandez la date de la dernière réfection de couverture et l’état des chéneaux.

Façades

Façades, balcons et ravalement

À Paris, le ravalement est obligatoire au moins une fois tous les dix ans. Un ravalement ancien ou des façades dégradées annoncent une dépense importante. Observez la façade sur rue, les balcons, les corniches, et surtout la façade sur cour, plus exposée aux désordres. Des éclats autour des balcons signalent une corrosion des fers.

Vérifiez dans les procès verbaux si un ravalement a été voté, et selon quelle répartition des appels de fonds entre vendeur et acquéreur.

Parties communes

Cage d’escalier, caves et cour

La cage d’escalier renseigne sur l’entretien de l’immeuble : marches, garde-corps, fissures, humidité. Les caves révèlent l’état des fondations et des réseaux : maçonneries, humidité, canalisations. La cour, étroite dans bien des immeubles, concentre les descentes d’eaux pluviales et les regards. Un immeuble dont les parties communes sont entretenues est un immeuble géré.

Documents

Les documents à lire

Demandez les procès verbaux des trois dernières assemblées générales, le carnet d’entretien, le diagnostic technique global s’il existe et le plan pluriannuel de travaux, progressivement obligatoire dans les copropriétés de plus de quinze ans. Ces documents révèlent les travaux votés, envisagés ou repoussés, les litiges et les sinistres.

Le dossier de diagnostic technique, à la charge du vendeur, comprend notamment la performance énergétique, l’amiante, le plomb pour les logements d’avant 1949, l’électricité, le gaz et l’état des risques.

DPE

Performance énergétique

Les appartements haussmanniens ont des performances énergétiques modestes : murs épais mais non isolés, grandes fenêtres, hauteurs sous plafond. Le diagnostic de performance énergétique a des conséquences pour la location, avec un calendrier d’interdiction progressive des logements les plus énergivores. Si vous achetez pour louer, cet élément est essentiel.

Les améliorations possibles, fenêtres, isolation de certaines parois, chauffage, doivent respecter le bâti ancien.

Sous sol

Le sous sol de l’immeuble

Selon l’arrondissement, l’immeuble peut se situer au-dessus d’anciennes carrières, dans un secteur concerné par la dissolution du gypse ou dans le périmètre du plan de prévention du risque inondation. L’état des risques l’indique. Ces informations ne sont pas rédhibitoires, mais elles se lisent avec l’état réel du bâtiment.

Négocier

Négocier sur des faits

Les constats techniques permettent de négocier : travaux de plancher, réfection électrique, salle de bains à reprendre, ravalement prévu. Un rapport précis, photographié et chiffré dans sa nature, donne du poids à votre offre. Il vous permet aussi de renoncer si les travaux dépassent votre budget.

Expertise

Le bilan avant achat

Le bilan avant achat réunit ces contrôles dans une seule visite, avec un rapport détaillé. Nos pages par arrondissement présentent les particularités du bâti de chaque secteur de Paris.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Quels sont les points faibles d’un haussmannien ?

Les planchers anciens, les transformations de murs porteurs, les pièces d’eau ajoutées, les réseaux vétustes et, côté immeuble, la toiture et les façades.

Le ravalement est il à la charge du vendeur ?

Les appels de fonds exigibles avant la vente sont en principe dus par le vendeur, mais la répartition peut être négociée. Vérifiez le compromis.

Les tuyaux en plomb sont ils interdits ?

Ils doivent être remplacés pour la qualité de l’eau. Leur présence est un point de travaux à prévoir.

Peut on utiliser une cheminée à Paris ?

L’usage des foyers ouverts est restreint. Vérifiez les règles en vigueur et l’état du conduit.

Faut il lire les PV d’assemblée générale ?

Oui, les trois derniers, ainsi que le plan pluriannuel de travaux s’il existe.

Combien coûte un bilan avant achat ?

650 € TTC jusqu’à 50 m², puis 3 € par m², avec 50 € de frais de gestion et 60 € de déplacement.

Le DPE d’un haussmannien est il mauvais ?

Il est rarement très bon. Il compte surtout si vous prévoyez de louer.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code de la construction et de l’habitation, article L271 4 (dossier de diagnostic technique), Légifrance
  • Loi n° 65 557 du 10 juillet 1965, article 14 2 (plan pluriannuel de travaux), Légifrance
  • Géorisques, état des risques


"Mur
Humidité

Enduit ciment sur mur en pierre : pourquoi il piège l’humidité

Humidité

Enduit ciment sur mur en pierre : pourquoi il piège l’humidité

Lors d’une rénovation, un mur en pierre ou en moellons a été recouvert d’un enduit ciment, et quelques années plus tard l’humidité, le salpêtre et les décollements apparaissent. Pourquoi le ciment est-il incompatible avec les murs anciens, et comment corriger la situation ?

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L’essentiel

Un mur ancien en pierre ou en moellons, monté au mortier de chaux, laisse passer la vapeur d’eau et sèche naturellement. L’enduit ciment, beaucoup moins perméable et plus rigide, bloque cette évaporation : l’eau reste dans la maçonnerie, remonte plus haut, et les sels cristallisent derrière l’enduit, qui finit par se fissurer et se décoller. La correction passe par la dépose de l’enduit ciment, le traitement des causes d’humidité et la réalisation d’un enduit à la chaux adapté au support.

Mur ancien

Comment fonctionne un mur ancien

Les murs des immeubles et maisons anciennes de Paris sont en pierre calcaire, en moellons ou en briques, liés par des mortiers de chaux ou de plâtre. Ces matériaux sont poreux et perméables à la vapeur d’eau. L’humidité qui pénètre dans le mur, depuis le sol ou par la pluie battante, peut ressortir par évaporation à travers les enduits, eux aussi à la chaux ou au plâtre.

Ce fonctionnement en équilibre est la clé de la longévité de ces murs. Ils ne sont pas étanches, mais ils sèchent. Tant que les apports d’eau restent modérés et que l’évaporation est possible, la maçonnerie se conserve pendant des siècles.

Ciment

Ce que change l’enduit ciment

À partir du milieu du XXe siècle, le ciment s’est imposé comme matériau universel. Appliqué sur des murs anciens, il a semblé une solution moderne et durable. Mais l’enduit ciment est beaucoup moins perméable à la vapeur et beaucoup plus rigide que les mortiers de chaux. Il forme une peau dure qui empêche le mur de sécher.

L’eau, piégée, s’accumule dans la maçonnerie. Elle remonte plus haut dans le mur, cherche à sortir par les zones restées perméables, à l’intérieur ou au-dessus de l’enduit, et dégrade les matériaux. La différence de rigidité entre le ciment et le support provoque aussi des fissures et des décollements.

Signes

Les signes d’un enduit inadapté

Les signes typiques sont des fissures en réseau sur l’enduit, des zones qui sonnent creux quand on les tapote, des plaques qui se décollent, du salpêtre au-dessus de l’enduit ou sur la face intérieure du mur, une humidité intérieure qui a augmenté après la rénovation. Derrière l’enduit, la maçonnerie peut être détrempée et les joints dégradés.

À l’intérieur, l’humidité se manifeste par des peintures qui cloquent, des moisissures, des plinthes qui pourrissent. Ces désordres peuvent être attribués à tort à des remontées capillaires seules.

Artisan appliquant un enduit a la chaux sur un mur ancien

Un enduit ciment fissuré sur un mur ancien enferme l’humidité dans la maçonnerie.

Où

Où rencontre-t-on ce problème à Paris ?

À Paris, les enduits ciment se rencontrent sur les façades sur cour et les murs pignons certains immeubles anciens ravalés au XXe siècle, sur les soubassements, dans les caves, sur les murs des rez de chaussée et des anciennes boutiques, et dans les maisons de ville des villas et cités. Les doublages intérieurs collés au mortier ciment posent le même problème côté intérieur.

Le phénomène est particulièrement marqué en pied de mur, là où l’humidité du sol est la plus forte, et sur les façades exposées à la pluie.

Pierre

Les dégâts sur la pierre et les joints

Sous un enduit ciment, la pierre calcaire et les mortiers de chaux subissent l’humidité et les sels en permanence. Les joints se vident, perdent leur cohésion et ne jouent plus leur rôle de liaison entre les pierres. La pierre elle-même peut se déliter en surface, par plaques, sous l’effet de la cristallisation des sels. Dans un pan de bois enduit, l’humidité piégée fait pourrir les bois de structure.

Ces dégradations restent invisibles tant que l’enduit tient. Elles se révèlent lors de sa dépose, parfois avec une ampleur inattendue. C’est pourquoi un diagnostic préalable, avec quelques sondages, aide à anticiper les travaux de reprise de la maçonnerie et leur coût.

Contre exemple

Ce qu’il ne faut pas faire

Reboucher les fissures de l’enduit ciment avec du ciment, appliquer une nouvelle couche de peinture étanche, ajouter un hydrofuge de surface ou un doublage collé à l’intérieur sont des réponses qui aggravent la situation. Elles réduisent encore les possibilités d’évaporation et repoussent l’eau vers d’autres zones du mur ou vers les logements voisins.

De même, injecter une barrière contre les remontées capillaires sans déposer l’enduit ciment ne permet pas au mur de sécher : la maçonnerie reste chargée d’eau et de sels. Les travaux doivent être pensés ensemble, dans le bon ordre.

Coupe de mur montrant pierre et enduit

L’enduit à la chaux laisse le mur ancien sécher tout en le protégeant.

Diagnostic

Le diagnostic

L’expert examine l’enduit, repère les zones fissurées et décollées par sondage au marteau, mesure l’humidité de part et d’autre du mur et à plusieurs hauteurs. Il identifie la nature de l’enduit et du support, et recherche les sources d’eau : remontées du sol, ruissellement, défaut de couronnement ou d’appui de fenêtre, fuites.

Il distingue ce qui relève de l’enduit inadapté et ce qui relève d’autres causes, qui devront être traitées en parallèle. Son rapport indique la stratégie de correction et l’ordre des travaux.

Corriger

Corriger la situation

La correction commence par la dépose de l’enduit ciment, avec précaution pour ne pas arracher la pierre ou les moellons. Les joints dégradés sont dégarnis et refaits au mortier de chaux. On laisse ensuite le mur sécher, parfois plusieurs mois, en traitant en parallèle les apports d’eau : pente du sol extérieur, gouttières, couronnements.

Un enduit à la chaux, en plusieurs couches, est enfin appliqué. Selon l’état du mur et la présence de sels, un enduit spécifique dit d’assainissement peut être utilisé. Les finitions intérieures et extérieures doivent rester perméables : peintures minérales ou badigeons.

Chaux

Pourquoi la chaux

La chaux aérienne ou hydraulique naturelle produit des enduits souples et perméables, compatibles avec les maçonneries anciennes. Ils accompagnent les légers mouvements du mur sans se fissurer, et laissent passer la vapeur. Ils ont aussi une bonne capacité à réguler l’humidité intérieure.

La mise en œuvre demande un savoir-faire : choix de la chaux, dosage, nombre de couches, temps de séchage, protection contre le gel et le soleil pendant la prise. Confiez ces travaux à des artisans formés au bâti ancien.

Intérieur

Et à l’intérieur ?

À l’intérieur, les mêmes principes s’appliquent. Les doublages collés au ciment ou les enduits étanches sur des murs anciens humides doivent être remplacés par des enduits à la chaux ou au plâtre, ou par des doublages ventilés, désolidarisés du mur. Les peintures plastiques sont remplacées par des peintures minérales.

Une isolation intérieure est possible, avec des isolants et des membranes adaptés au bâti ancien, mais elle doit être conçue avec soin pour ne pas reproduire le problème.

Coût

Un investissement qui se justifie

Déposer un enduit et refaire un enduit à la chaux représente un coût. Mais il est à comparer au coût de la dégradation continue de la maçonnerie, des finitions refaites régulièrement, de l’inconfort et des risques sanitaires. Un mur qui sèche à nouveau retrouve sa durabilité.

Copropriété

En copropriété

Les façades et les murs porteurs sont des parties communes. La correction d’un enduit inadapté se décide en assemblée générale, par exemple à l’occasion d’un ravalement. Le cahier des charges du ravalement doit préciser la nature des enduits, compatibles avec le support. Un copropriétaire peut demander qu’un diagnostic précède le choix des matériaux.

Achat

Lors d’un achat

Un rez de chaussée ou une maison de ville aux murs enduits de ciment et présentant de l’humidité doit attirer l’attention. Le bilan avant achat mesure l’humidité et identifie les enduits en place.

Expertise

Faire appel à un expert

L’expertise humidité identifie le rôle de l’enduit dans les désordres, les autres causes et la stratégie de correction.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Pourquoi le ciment abîme t il les murs anciens ?

Il bloque l’évaporation de l’eau et ne suit pas les mouvements du mur, ce qui piège l’humidité et provoque fissures et décollements.

Faut il enlever tout l’enduit ciment ?

Sur les zones humides et dégradées, oui. Un diagnostic précise l’étendue nécessaire.

Combien de temps laisser sécher le mur ?

Plusieurs semaines à plusieurs mois selon l’épaisseur et l’humidité.

Peut on peindre sur un enduit à la chaux ?

Oui, avec des peintures minérales ou des badigeons, perméables à la vapeur.

Un hydrofuge suffit il ?

Non, il risque d’aggraver le problème en limitant encore l’évaporation.

Qui décide pour la façade ?

L’assemblée générale de copropriété, la façade étant une partie commune.

Combien coûte une expertise humidité ?

À partir de 590 € TTC pour un appartement, frais compris.

Besoin d’un avis d’expert ?

Contactez nous pour organiser l’expertise, ou appelez le 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Cerema, guides sur la réhabilitation du bâti ancien
  • Ville de Paris, ravalement des façades


"Bouche
Humidité

Ventiler un appartement ancien sans l’abîmer

Humidité

Ventiler un appartement ancien sans l’abîmer

Remplacer les fenêtres, boucher une cheminée, fermer une cuisine : dans un appartement ancien, ces améliorations ont un effet secondaire, la disparition de la ventilation naturelle. Résultat, condensation et moisissures. Comment ventiler un logement ancien sans dénaturer le bâti ni créer de nouveaux désordres ?

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L’essentiel

Un appartement ancien était ventilé par les défauts d’étanchéité de ses fenêtres et par les conduits de cheminée. Quand on les supprime, l’air n’est plus renouvelé et la vapeur produite par les occupants se condense. Ventiler correctement suppose des entrées d’air dans les pièces principales et une extraction dans les pièces humides, par conduits naturels, extracteurs ou ventilation mécanique, selon la configuration et le règlement de copropriété. Le système doit respecter les murs anciens, qui ont besoin de respirer.

Hier

Comment respiraient les logements anciens

Dans un immeuble haussmannien ou faubourien, l’air entrait par les jeux des fenêtres en bois, les portes et les planchers, et sortait par les conduits de cheminée de chaque pièce principale. Ce tirage naturel, alimenté par la différence de température entre l’intérieur et l’extérieur, renouvelait l’air en permanence, surtout en hiver.

Les cuisines et les cabinets de toilette disposaient de fenêtres ou de conduits. Les murs en pierre, en moellons et en plâtre participaient à l’équilibre en absorbant et en restituant l’humidité. Ce système était peu efficace sur le plan énergétique, mais il évitait la condensation.

Aujourd’hui

Ce que les rénovations ont changé

Le remplacement des fenêtres par des menuiseries très étanches, l’obturation des conduits de cheminée, la création de salles d’eau sans fenêtre dans d’anciennes chambres, la fermeture des cuisines ont supprimé ces voies d’aération. Dans le même temps, les occupants produisent plus de vapeur : douches quotidiennes, cuisson, linge séché à l’intérieur.

Le résultat est connu : humidité relative élevée, buée sur les vitres, moisissures dans les angles et derrière les meubles, odeurs persistantes. Ces désordres apparaissent après des travaux pourtant destinés à améliorer le confort.

Principe

Le principe d’une bonne ventilation

Une ventilation efficace fait circuler l’air depuis les pièces sèches, séjour et chambres, où il entre par des entrées d’air, vers les pièces humides, cuisine, salle de bains, toilettes, d’où il est extrait. Ce balayage évacue la vapeur là où elle est produite et renouvelle l’air de tout le logement. Les portes intérieures doivent permettre le passage de l’air, par un détalonnage ou une grille.

L’aération par ouverture des fenêtres reste utile, mais elle ne remplace pas une ventilation permanente, surtout la nuit et en l’absence des occupants.

Fenetre ancienne entrouverte dans un appartement haussmannien

L’extraction dans la salle d’eau évacue la vapeur là où elle est produite.

Solutions

Les solutions adaptées à l’ancien

Plusieurs solutions existent. Les entrées d’air peuvent être intégrées aux menuiseries neuves ou ajoutées sur les fenêtres existantes. L’extraction peut se faire par un conduit naturel existant, par un extracteur individuel dans la salle d’eau raccordé à un conduit ou à une sortie, ou par une ventilation mécanique contrôlée, simple flux, lorsque la configuration le permet.

Les systèmes hygroréglables adaptent le débit à l’humidité. Dans certains immeubles, une ventilation mécanique collective a été installée en réutilisant les conduits de fumée. Le choix dépend des conduits disponibles, des possibilités de sortie et des règles de la copropriété.

Conduits

Réutiliser les conduits de cheminée

Les anciens conduits de cheminée sont une ressource : ils peuvent servir à l’extraction naturelle ou mécanique. Avant toute réutilisation, il faut vérifier leur état, leur continuité et leur affectation : un conduit peut être partagé avec d’autres appartements ou encore utilisé par une chaudière. Les conduits sont en principe des parties communes.

Boucher un conduit sans réfléchir supprime une ventilation précieuse. Le maintenir ouvert avec une grille, ou le raccorder à un extracteur adapté, peut résoudre un problème de condensation. Un professionnel doit valider ces choix.

Copropriété

Les règles de la copropriété

Créer une sortie de ventilation en façade, utiliser un conduit commun, installer un groupe de ventilation en toiture nécessitent en principe une autorisation de l’assemblée générale. Le règlement de copropriété peut aussi interdire certaines installations, comme les extracteurs en façade sur rue. Renseignez vous auprès du syndic avant les travaux.

Dans les immeubles classés ou situés dans certains secteurs protégés, les sorties en façade sont soumises aux règles d’urbanisme.

Grille d entree d air sur une menuiserie recente

Les entrées d’air sur les menuiseries assurent l’arrivée d’air neuf dans les pièces principales.

Murs

Ne pas oublier les murs

Les murs anciens participent à la régulation de l’humidité. Les recouvrir de peintures plastiques, d’enduits ciment ou de doublages étanches supprime ce rôle et peut provoquer des condensations dans la maçonnerie. Une ventilation efficace et des finitions perméables à la vapeur sont complémentaires.

Lors d’une rénovation, privilégiez les peintures minérales ou à la chaux, les enduits respirants, et prévoyez une isolation compatible avec le bâti ancien lorsque vous en installez une.

Isolation

Isoler sans enfermer l’humidité

Isoler un appartement ancien améliore le confort et réduit les factures, mais l’isolation modifie aussi le comportement hygrométrique des parois. Un isolant posé contre un mur ancien, avec un pare-vapeur mal raccordé ou absent, peut provoquer de la condensation entre l’isolant et le mur, invisible jusqu’à l’apparition de moisissures ou de dégradations. Les isolants perméables à la vapeur, associés à un frein vapeur adapté, limitent ce risque.

Toute isolation doit s’accompagner d’une ventilation efficace : un logement plus étanche à l’air et mieux isolé renouvelle moins son air naturellement. L’expert vérifie la cohérence entre isolation, ventilation et nature des murs.

Erreurs

Les erreurs à ne pas commettre

Boucher les entrées d’air pour éviter les courants d’air ou le bruit, débrancher un extracteur jugé bruyant, obturer un conduit de cheminée par un panneau étanche, installer une hotte à recyclage dans une cuisine sans autre extraction : ces gestes aggravent la condensation. De même, un extracteur raccordé à un conduit mal dimensionné ou partagé avec un appareil à combustion peut créer des dysfonctionnements, voire un danger.

Avant de modifier la ventilation d’un logement, demandez conseil à un professionnel et vérifiez la configuration des conduits avec le syndic.

Fenêtres

Remplacer les fenêtres sans créer de problème

Le remplacement des fenêtres améliore le confort thermique et acoustique, mais il doit s’accompagner d’entrées d’air, intégrées à la menuiserie ou dans le coffre de volet. Une fenêtre parfaitement étanche dans un logement sans autre ventilation crée des conditions de condensation. Les menuisiers sérieux proposent systématiquement cette solution.

Dans les immeubles parisiens, le remplacement des fenêtres sur rue est encadré par les règles d’urbanisme et par la copropriété, qui peut imposer un modèle.

Usage

Les bons usages

Ne bouchez jamais les entrées d’air ni les bouches d’extraction, même en hiver. Nettoyez les régulièrement. Utilisez la hotte pendant la cuisson, l’extracteur pendant et après la douche. Aérez chaque jour quelques minutes, fenêtres grandes ouvertes. Évitez de sécher le linge à l’intérieur sans ventilation, et maintenez une température régulière.

Santé

Ventilation et qualité de l’air

Une bonne ventilation n’évacue pas seulement l’humidité : elle renouvelle l’air chargé de dioxyde de carbone, de polluants intérieurs et d’odeurs. Dans un logement mal ventilé, la qualité de l’air se dégrade. C’est aussi une question de sécurité lorsque des appareils à combustion sont présents.

Décence

Une exigence de décence

Un logement décent doit disposer d’une aération suffisante. Les dispositifs d’ouverture et de ventilation doivent permettre un renouvellement de l’air adapté. Pour un bailleur, une ventilation absente ou hors d’usage peut être reprochée en cas de moisissures. Pour un locataire, boucher les entrées d’air peut l’être aussi.

Achat

Lors d’un achat

Vérifiez la présence d’entrées d’air, d’extraction dans les pièces humides et de traces de condensation. Le bilan avant achat inclut le contrôle de la ventilation et la mesure de l’humidité.

Expertise

Faire appel à un expert

L’expertise humidité mesure l’air et les parois, contrôle la ventilation existante et indique la solution adaptée à votre logement et à votre immeuble.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Faut il une VMC dans un appartement ancien ?

Pas forcément. Plusieurs solutions existent : conduits naturels, extracteurs, ventilation mécanique. Le choix dépend de la configuration.

Peut on boucher une cheminée ?

Mieux vaut la maintenir ventilée ou la réutiliser pour l’extraction, après vérification.

Les nouvelles fenêtres provoquent elles des moisissures ?

Elles peuvent les favoriser si elles suppriment la ventilation sans entrées d’air.

Faut il une autorisation pour une sortie en façade ?

En principe oui, de la copropriété et parfois au titre de l’urbanisme.

Combien de temps aérer chaque jour ?

Quelques minutes, fenêtres grandes ouvertes, suffisent à renouveler l’air.

Une ventilation est elle obligatoire pour louer ?

Un logement décent doit disposer d’une aération suffisante.

Combien coûte une expertise humidité ?

À partir de 590 € TTC pour un appartement, frais compris.

Besoin d’un avis d’expert ?

Contactez nous pour organiser l’expertise, ou appelez le 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Arrêté du 24 mars 1982 relatif à l’aération des logements, Légifrance
  • Décret n° 2002 120 du 30 janvier 2002 (logement décent), Légifrance
  • Anses, qualité de l’air intérieur


"Plafond
Humidité

Dégât des eaux en copropriété à Paris : qui fait quoi ?

Humidité

Dégât des eaux en copropriété à Paris : qui fait quoi ?

Une tache apparaît au plafond, l’eau goutte depuis l’appartement du dessus, ou une canalisation commune fuit dans votre mur. Dans un immeuble parisien, un dégât des eaux peut impliquer plusieurs acteurs : voisins, syndic, assureurs. Qui fait quoi, dans quel ordre, et comment éviter que le dossier traîne ?

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L’essentiel

En cas de dégât des eaux, il faut d’abord stopper la fuite et limiter les dégâts, puis identifier son origine : installation privative d’un voisin, partie commune ou votre propre logement. Un constat amiable est rempli entre les parties et chacun déclare le sinistre à son assureur. La convention IRSI organise la gestion entre assureurs pour les dommages dans les immeubles. Lorsque l’origine est incertaine ou contestée, une recherche de fuite et un avis technique permettent de débloquer la situation.

Urgence

Les premiers gestes

Coupez l’eau de l’équipement en cause si la fuite vient de chez vous, ou prévenez immédiatement le voisin du dessus. Si personne ne répond, contactez le gardien ou le syndic, qui peut faire couper l’eau d’une colonne. Coupez l’électricité dans la pièce touchée si l’eau approche d’installations électriques. Protégez les meubles et objets, récupérez l’eau, ventilez.

Photographiez immédiatement les dégâts, la zone d’écoulement et, si possible, l’origine visible. Notez la date et l’heure. Ces éléments seront utiles pour le constat et la déclaration.

Origine

Identifier l’origine de la fuite

L’origine détermine qui est responsable et quel assureur gère le sinistre. Les cas les plus courants sont une fuite sur l’installation privative d’un voisin, un défaut d’étanchéité autour de sa douche ou de sa baignoire, un débordement accidentel, une fuite sur une canalisation commune, une infiltration par la toiture ou la façade.

L’origine n’est pas toujours évidente. L’eau circule dans les planchers et les gaines, et la tache peut apparaître loin de la fuite. Une canalisation encastrée peut fuir pendant des mois avant que le désordre ne devienne visible. Une recherche de fuite, avec des techniques non destructives, est parfois nécessaire.

Constat

Le constat amiable

Le constat amiable de dégât des eaux est rempli par les personnes concernées : vous et le voisin d’où provient la fuite, ou le syndic si une partie commune est en cause. Il décrit les circonstances, l’origine supposée et les dommages. Chacun le transmet à son assureur, en principe dans les cinq jours ouvrés suivant la connaissance du sinistre, selon les contrats.

Le constat n’est pas une reconnaissance de responsabilité au sens strict, mais il fixe les faits. Remplissez le avec précision et, en cas de désaccord sur l’origine, indiquez le.

Plombier inspectant une canalisation sous un evier

Une tache au plafond sous une salle de bains signale une fuite à rechercher à l’étage supérieur.

IRSI

La convention IRSI

Depuis 2018, la convention d’indemnisation et de recours des sinistres immeuble, dite IRSI, organise la gestion des dégâts des eaux entre assureurs. Elle désigne un assureur gestionnaire, en principe celui de l’occupant du local sinistré, qui organise la recherche de fuite et, pour les petits sinistres, indemnise directement, quel que soit le responsable.

La convention distingue des tranches selon le montant des dommages. Elle simplifie le règlement des sinistres courants, mais elle ne règle pas les questions de fond lorsque la cause n’est pas réparée : la fuite doit être supprimée par le responsable, sinon le sinistre se renouvelle.

Recherche

La recherche de fuite

Lorsque l’origine n’est pas visible, une recherche de fuite est organisée. Elle peut faire appel à la caméra thermique, à l’humidimètre, au gaz traceur, à l’écoute acoustique ou à l’inspection par caméra des canalisations. Dans le cadre de la convention IRSI, l’assureur gestionnaire peut la prendre en charge.

La recherche doit aboutir à une localisation précise. Sans elle, les réparations se font à l’aveugle, et le désordre réapparaît. L’expert en bâtiment peut intervenir en amont, pour analyser les désordres et orienter la recherche, ou en aval, pour évaluer les conséquences sur le bâti.

Responsabilités

Qui répare quoi ?

Celui chez qui se trouve l’origine de la fuite doit la faire réparer : le voisin pour son installation privative, le syndic pour une partie commune. Les dommages subis sont pris en charge par les assureurs, selon les règles de la convention et des contrats. Les embellissements, peintures et revêtements, sont indemnisés au profit de celui qui les a à sa charge.

Dans un immeuble ancien, les colonnes d’eau et d’évacuation sont des parties communes, mais les branchements jusqu’à l’appareil sont privatifs. Le règlement de copropriété précise la limite. Un joint de douche défaillant relève du copropriétaire, une colonne fissurée de la copropriété.

Constat amiable de degat des eaux pose sur une table

Les raccords et flexibles sous les éviers sont une source courante de fuite.

Récidive

Quand le sinistre se répète

Un dégât des eaux qui revient à intervalles réguliers signale une cause non traitée : étanchéité de douche jamais refaite, canalisation commune vétuste, infiltration par une toiture. Les assureurs peuvent refuser d’indemniser un sinistre répétitif dû à un défaut d’entretien.

Il faut alors obtenir une réparation de fond. Un rapport d’expertise qui établit la cause, l’historique et les conséquences permet de mettre en demeure le responsable ou de faire inscrire les travaux à l’ordre du jour de l’assemblée générale.

Conséquences

Les conséquences sur le bâti ancien

Dans un immeuble ancien, l’eau ne se contente pas d’abîmer la peinture. Elle humidifie les planchers en bois, qui peuvent pourrir à leur appui, et fait rouiller les poutrelles métalliques, qui gonflent et font éclater le plâtre. Un plafond en plâtre sur lattis imbibé peut se décoller et tomber.

Après un dégât des eaux important, faites vérifier l’état du plancher et du plafond. Une mesure d’humidité et un contrôle de la planéité permettent de détecter un affaiblissement. Laissez sécher complètement avant de refaire les embellissements.

Séchage

Le temps du séchage

Un mur ou un plafond imbibé met plusieurs semaines à sécher. Repeindre trop tôt provoque des cloques et des moisissures. L’humidimètre permet de vérifier que les matériaux sont revenus à un taux normal. Dans les cas importants, un séchage assisté, par déshumidificateurs, peut être organisé par l’assureur.

Pendant cette période, chauffez normalement et aérez chaque jour pour accélérer l’évacuation de l’humidité.

Locataires

Locataires et propriétaires

Le locataire déclare le sinistre à son assureur multirisque habitation et informe son bailleur. Le propriétaire non occupant doit aussi être assuré. Les embellissements réalisés par le locataire sont indemnisés à son profit, ceux du bailleur au profit de ce dernier. En cas de désaccord, la convention IRSI désigne l’assureur gestionnaire.

Achat

Dégâts des eaux et achat

Avant d’acheter, demandez si des dégâts des eaux ont eu lieu dans le logement et consultez les procès verbaux d’assemblée générale. Des sinistres répétés dans un immeuble peuvent révéler des colonnes vétustes, dont le remplacement sera voté. Le bilan avant achat recherche les traces d’humidité, même masquées.

Prévention

Prévenir les dégâts des eaux

Vérifiez régulièrement les joints de douche et de baignoire, les flexibles et les raccords sous les éviers, le groupe de sécurité du chauffe-eau. En copropriété, le remplacement préventif des colonnes anciennes et l’entretien des toitures et des chéneaux réduisent fortement les sinistres.

Expertise

Faire appel à un expert

L’expertise humidité établit l’origine probable d’une humidité, mesure les dommages et vous aide à dialoguer avec les voisins, le syndic et les assureurs. Si un plafond se fissure après un dégât des eaux, l’expertise fissures évalue l’état du plancher.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Qui dois je prévenir en premier ?

Le voisin d’où vient l’eau, puis le gardien ou le syndic si la fuite n’est pas maîtrisée.

Quel délai pour déclarer le sinistre ?

En principe cinq jours ouvrés, selon les contrats. Vérifiez le vôtre.

Qu’est ce que la convention IRSI ?

Une convention entre assureurs qui organise la gestion et l’indemnisation des dégâts des eaux dans les immeubles.

Qui paie la recherche de fuite ?

Dans le cadre IRSI, l’assureur gestionnaire peut la prendre en charge.

Un dégât des eaux peut il abîmer le plancher ?

Oui, dans un immeuble ancien l’eau peut dégrader les solives et faire rouiller les poutrelles.

Que faire si le voisin ne répare pas ?

Mettez le en demeure par écrit, avec un rapport établissant l’origine, et informez le syndic.

Quand repeindre ?

Après séchage complet, vérifié à l’humidimètre.

La colonne d’eau est elle une partie commune ?

En principe oui, jusqu’au branchement privatif. Le règlement de copropriété précise la limite.

Mon assurance peut elle refuser un sinistre répétitif ?

Un sinistre répété dû à un défaut d’entretien peut être refusé. D’où l’importance de faire réparer la cause.

Besoin d’un avis d’expert ?

Contactez nous pour organiser l’expertise, ou appelez le 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Convention IRSI, France Assureurs
  • Loi n° 65 557 du 10 juillet 1965 (copropriété), Légifrance
  • Code des assurances, Légifrance


"Quais
Humidité

Crue de la Seine : quels risques pour les caves et les rez de chaussée ?

Humidité

Crue de la Seine : quels risques pour les caves et les rez de chaussée ?

En juin 2016 puis en janvier 2018, la Seine est sortie de son lit à Paris et des caves ont été inondées dans plusieurs arrondissements. Quels logements sont exposés, comment l’eau arrive-t-elle dans les sous sols et que faire avant, pendant et après une crue ?

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L’essentiel

Les arrondissements riverains de la Seine sont en partie couverts par le plan de prévention du risque inondation de Paris, fondé sur la crue de référence de 1910. En cas de crue, l’eau peut envahir les caves et rez de chaussée par débordement, mais aussi par remontée de la nappe d’accompagnement et par refoulement des réseaux, avant même que les quais ne soient submergés. Connaître l’exposition de son adresse, préparer les sous sols et documenter les dommages permet de limiter les pertes et de faciliter l’indemnisation.

Le risque

Paris et le risque de crue

La crue de janvier 1910 reste la référence : la Seine avait atteint 8,62 mètres à l’échelle du pont d’Austerlitz, et une grande partie des quartiers riverains avait été inondée pendant plusieurs semaines. Depuis, des barrages réservoirs ont été construits en amont pour écrêter les crues, mais ils ne suffiraient pas à empêcher une crue de cette ampleur.

Plus récemment, la crue de juin 2016 a atteint 6,10 mètres à Austerlitz et celle de janvier 2018 5,84 mètres. Elles ont donné lieu à des reconnaissances de l’état de catastrophe naturelle pour Paris. La base Géorisques recense au total, pour la commune, seize reconnaissances pour inondations et coulées de boue entre 1983 et 2018, dont certaines liées à des orages.

PPRI

Le plan de prévention du risque inondation

Le plan de prévention du risque inondation de Paris délimite les zones exposées à une crue de type 1910 et fixe des règles de construction et d’aménagement. Il concerne des secteurs des arrondissements riverains de la Seine : 1er, 4e, 5e, 6e, 7e, 8e, 12e, 13e, 15e et 16e. L’état des risques annexé à toute vente ou location indique si une adresse se situe dans le périmètre.

Dans ces zones, les règles visent à réduire la vulnérabilité : limitation des usages des sous sols, protection des équipements techniques, mise hors d’eau des installations sensibles. Pour un copropriétaire, connaître l’exposition de son immeuble est la première étape.

Comment

Comment l’eau arrive dans les caves

Lors d’une crue, l’eau n’arrive pas seulement par débordement des quais. Le niveau de la nappe d’accompagnement du fleuve monte avec la Seine, et l’eau remonte à travers les sols et les murs des sous sols. Les réseaux d’assainissement, saturés, peuvent refouler dans les caves par les siphons et les regards. Ces phénomènes touchent des caves situées à plusieurs centaines de mètres du fleuve.

L’eau monte progressivement, sur plusieurs jours, ce qui laisse en principe le temps de se préparer. Elle peut rester plusieurs jours ou semaines, et se retire lentement, en laissant boue et humidité.

Escalier de cave avec trace de niveau d eau sur le mur

Une trace de niveau sur un mur de cave témoigne de la hauteur atteinte par l’eau.

Avant

Se préparer avant la crue

Si votre immeuble est en zone inondable, ne stockez pas en cave de biens de valeur, de documents, de produits chimiques ou de matériel électrique. Utilisez des étagères hautes et des contenants étanches. Repérez l’emplacement des compteurs, des tableaux électriques et des chaudières situés en sous sol.

La copropriété peut prévoir un plan d’action : coupure de l’électricité des sous sols, mise en place de batardeaux sur les soupiraux, clapets anti-retour sur les réseaux, pompes. Les alertes de vigilance crues sont publiées par le service Vigicrues : suivre leur évolution permet d’anticiper.

Une liste des contacts utiles, syndic, gardien, assureur, entreprise de pompage, affichée dans le hall permet de réagir vite.

Pendant

Pendant la crue

Ne descendez pas dans une cave inondée : le risque d’électrocution, de noyade et de blessure est réel. Coupez l’électricité des parties inondables si cela peut se faire sans danger. Suivez les consignes des autorités. Ne pompez pas une cave tant que le niveau de la nappe reste élevé : la pression de l’eau extérieure pourrait endommager les murs.

Photographiez, dans la mesure du possible, le niveau atteint et les dommages visibles. Ces éléments seront utiles pour l’indemnisation.

Après

Après la crue : sécher et contrôler

Une fois l’eau retirée, il faut évacuer la boue, nettoyer, désinfecter et ventiler largement. Les maçonneries imbibées sèchent lentement, sur plusieurs mois. Les équipements électriques ayant été immergés doivent être contrôlés par un professionnel avant toute remise en service. Les revêtements et doublages des rez de chaussée touchés peuvent devoir être déposés.

Les structures doivent être vérifiées : voûtes, murs de cave, planchers bas. L’eau a pu dégrader les mortiers ou provoquer des tassements. Les réseaux d’évacuation doivent être inspectés et curés.

Pompe et tuyau dans une cave apres une inondation

Après une inondation, la ventilation et le séchage précèdent toute remise en état.

Indemnisation

Assurance et catastrophe naturelle

L’indemnisation des dommages dus aux inondations relève de la garantie catastrophe naturelle des contrats d’assurance de biens, à condition qu’un arrêté reconnaisse l’état de catastrophe naturelle pour la commune et la période. La déclaration doit être faite à l’assureur dans les délais fixés par le contrat et par la réglementation après la publication de l’arrêté.

Photos, factures, liste des biens endommagés et rapport d’expertise facilitent l’instruction. Une franchise légale s’applique. La copropriété déclare les dommages des parties communes, chaque copropriétaire ceux de ses parties privatives et de ses biens.

Humidité

Les séquelles d’humidité

Après une inondation, les murs des caves et des rez de chaussée restent humides longtemps. Des moisissures peuvent apparaître, les enduits se dégrader, les sels migrer en surface. Un suivi de l’humidité permet de savoir quand les finitions peuvent être refaites. Repeindre trop tôt conduit à des désordres rapides.

L’expert mesure l’humidité des maçonneries et vous indique les précautions à prendre pendant le séchage.

Achat

Acheter en zone inondable

Acheter un appartement dans une zone couverte par le plan de prévention n’est pas un obstacle en soi, surtout en étage. Pour un rez de chaussée ou un logement avec une cave, il faut vérifier l’exposition, l’historique des inondations de l’immeuble et les mesures prises par la copropriété. L’état des risques mentionne aussi les sinistres indemnisés au titre des catastrophes naturelles dont le vendeur a connaissance.

Le bilan avant achat intègre la lecture de ces informations et l’examen des sous sols.

Orages

Les inondations par orage

Toutes les inondations de caves à Paris ne viennent pas de la Seine. Des orages violents saturent les réseaux et provoquent des refoulements ou des ruissellements vers les sous sols, dans tous les arrondissements. Les reconnaissances de catastrophe naturelle de juillet 2017 et juillet 2018 en témoignent. Des clapets anti-retour et un bon entretien des réseaux limitent ce risque.

Copropriété

Le rôle de la copropriété

La copropriété peut réduire la vulnérabilité de l’immeuble : relocalisation des équipements techniques hors des sous sols, clapets anti-retour, procédure d’alerte, contrat d’entretien des réseaux. Ces mesures se décident en assemblée générale et peuvent figurer dans le plan pluriannuel de travaux.

Expertise

Faire appel à un expert

L’expertise humidité évalue les séquelles d’une inondation, suit le séchage et oriente les travaux. Nos pages par arrondissement précisent l’exposition des secteurs riverains de la Seine.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Mon immeuble est il en zone inondable ?

L’état des risques de l’adresse et le plan de prévention du risque inondation de Paris le précisent.

L’eau peut elle arriver dans une cave éloignée de la Seine ?

Oui, par remontée de la nappe ou refoulement des réseaux, parfois à plusieurs centaines de mètres du fleuve.

Faut il pomper une cave inondée ?

Pas tant que la nappe reste haute : la pression extérieure pourrait endommager les murs.

Les dommages sont ils indemnisés ?

Au titre de la garantie catastrophe naturelle, si un arrêté reconnaît l’état de catastrophe naturelle pour la période.

Combien de temps pour sécher une cave ?

Plusieurs mois pour des maçonneries épaisses.

Les orages peuvent ils inonder une cave ?

Oui, par saturation et refoulement des réseaux, dans tous les arrondissements.

Combien coûte une expertise humidité ?

À partir de 590 € TTC pour un appartement, frais compris.

Que faire des équipements électriques inondés ?

Ne les remettez pas en service avant un contrôle par un professionnel : l’eau peut avoir endommagé les installations et créer un risque d’électrocution ou d’incendie.

Besoin d’un avis d’expert ?

Contactez nous pour organiser l’expertise, ou appelez le 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Préfecture de Paris, plan de prévention du risque inondation de Paris
  • Géorisques, arrêtés de catastrophe naturelle pour Paris
  • Vigicrues, service d’information sur le risque de crues
  • Code des assurances, article L125 1 (catastrophes naturelles), Légifrance


"Mur
Humidité

Salpêtre sur un mur ancien : comprendre les remontées capillaires

Humidité

Salpêtre sur un mur ancien : comprendre les remontées capillaires

Des dépôts blancs au bas d’un mur, une peinture qui cloque, un enduit qui tombe en poussière : ce sont les signes classiques du salpêtre et des remontées capillaires dans les murs anciens. Comment se forme ce phénomène, comment le confirmer et comment le traiter sans aggraver la situation ?

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L’essentiel

Le salpêtre est le nom courant des sels déposés en surface d’un mur lorsque l’eau qui le traverse s’évapore. Il signale une humidité persistante, due en premier lieu à des remontées capillaires depuis le sol dans les murs en contact avec le terrain. Le traitement passe par la réduction des apports d’eau, une barrière contre les remontées adaptée au mur, et des enduits perméables qui laissent sécher la maçonnerie. Recouvrir le salpêtre d’un enduit étanche ne fait que déplacer le problème.

Définition

Qu’est ce que le salpêtre ?

Le mot salpêtre désignait à l’origine le nitrate de potassium, récolté autrefois sur les murs des caves et des étables. Dans le langage courant, il désigne aujourd’hui l’ensemble des efflorescences salines qui apparaissent sur les murs humides : nitrates, sulfates, chlorures. Ces sels sont dissous dans l’eau du sol ou proviennent des matériaux eux-mêmes.

Lorsque l’eau chargée de sels migre dans le mur puis s’évapore en surface, les sels cristallisent. Ils forment un dépôt blanc, poudreux ou en filaments, et leur cristallisation dans les pores du matériau fait éclater les enduits et les peintures. Le salpêtre n’est donc pas une cause : c’est le symptôme visible d’une humidité qui circule dans le mur.

Remontées

Comment fonctionnent les remontées capillaires

Les matériaux des murs anciens, pierre calcaire, moellons, briques, mortiers de chaux, sont poreux. Leurs pores fins agissent comme des capillaires : l’eau du sol y monte naturellement, comme dans un morceau de sucre posé dans un café. Les murs anciens n’ont pas de coupure étanche à leur base, contrairement aux constructions récentes.

La hauteur atteinte dépend de la porosité du matériau, de la quantité d’eau disponible dans le sol et de l’évaporation possible en surface. Si l’on empêche l’évaporation, par un enduit étanche ou un doublage, l’eau monte plus haut. La zone humide forme une bande horizontale, avec une limite supérieure nette, où les sels s’accumulent.

Signes

Les signes à reconnaître

Les signes typiques sont une bande d’humidité en partie basse du mur, des dépôts blancs, une peinture qui cloque ou se décolle, un enduit qui se désagrège en poudre, des plinthes qui pourrissent, une odeur de moisi au ras du sol. L’humidité est maximale au pied du mur et diminue en hauteur.

Le phénomène est présent toute l’année, avec des variations saisonnières, et ne dépend pas directement de la pluie. Il touche les rez de chaussée, les caves, les murs de soubassement et, dans les immeubles anciens, les murs de refend qui descendent jusqu’aux fondations.

Enduit qui s effrite au pied d un mur interieur

Le salpêtre se forme là où l’eau qui traverse le mur s’évapore.

Confirmer

Confirmer le diagnostic

D’autres causes peuvent produire des signes proches : infiltration latérale depuis une cour ou un trottoir, fuite d’une canalisation encastrée, condensation en pied de mur froid. Avant tout traitement, le diagnostic doit être confirmé. L’expert mesure l’humidité à plusieurs hauteurs et en plusieurs points du mur, et trace un profil : une décroissance régulière de bas en haut est caractéristique des remontées capillaires.

Il examine aussi l’environnement : niveau du sol extérieur, revêtement de la cour, descentes d’eaux pluviales, canalisations. Une fuite localisée produit une zone humide en tache, une infiltration latérale se concentre du côté exposé. Les mesures de l’air permettent d’évaluer la part de condensation.

Erreurs

Les erreurs à éviter

Recouvrir le mur d’un enduit ciment ou d’une peinture étanche est l’erreur la plus courante. L’eau ne peut plus s’évaporer, elle monte plus haut, les sels s’accumulent derrière le revêtement qui finit par se décoller. Poser un doublage collé ou une plaque de plâtre sur un mur humide crée un espace confiné où les moisissures prolifèrent.

Gratter le salpêtre et repeindre ne règle rien : il réapparaît en quelques semaines. Les produits hydrofuges appliqués en surface ont un effet limité et peuvent piéger l’eau dans le mur. Le traitement doit viser la cause et respecter le fonctionnement du mur ancien.

Solutions

Les solutions de traitement

La première étape est de limiter les apports d’eau : améliorer la pente du sol extérieur, réparer les descentes et les canalisations, drainer le pied de mur lorsque c’est possible. Ensuite, plusieurs techniques visent à réduire les remontées : injection d’un produit formant une barrière dans le mur, coupure physique dans certains cas, ou dispositifs dont l’efficacité doit être démontrée.

Enfin, les enduits sont remplacés par des enduits perméables à la vapeur, à la chaux, éventuellement des enduits dits d’assainissement, capables d’accueillir les sels. Le choix des techniques dépend de la nature du mur, de son épaisseur et de l’ampleur du phénomène. Il se fait après diagnostic.

Expert utilisant un humidimetre a differentes hauteurs d un mur

Les mesures à plusieurs hauteurs tracent le profil d’humidité du mur.

Murs anciens

Respecter le fonctionnement du mur ancien

Les murs anciens parisiens fonctionnent en équilibre avec l’humidité : ils absorbent et restituent. Les matériaux traditionnels, chaux, plâtre, pierre, sont compatibles avec ce fonctionnement. Les matériaux modernes étanches, ciment, résines, peintures plastiques, le perturbent. Une part des désordres vient de rénovations bien intentionnées mais inadaptées.

Un traitement durable passe par le retour à des matériaux compatibles, la réduction des apports d’eau et la ventilation des pièces. L’objectif n’est pas un mur totalement sec, mais un mur dont l’humidité reste stable et ne dégrade plus les finitions.

Délais

Combien de temps pour sécher ?

Un mur épais imbibé depuis des décennies ne sèche pas en quelques semaines. Après traitement, il faut compter plusieurs mois, parfois plus d’une année, pour que l’humidité baisse durablement. Pendant cette période, les sels continuent de migrer vers la surface. Les finitions définitives doivent attendre, ou être choisies pour supporter cette phase.

Un suivi par mesures permet de vérifier l’efficacité du traitement et de décider du moment des finitions.

Paris

Les murs parisiens concernés

À Paris, les remontées capillaires touchent en priorité les rez de chaussée des immeubles anciens, les anciennes loges et boutiques transformées en logements, les maisons de ville des villas et cités, et les caves. Les murs de refend en moellons, qui descendent jusqu’aux fondations, peuvent être affectés sur toute la hauteur du rez de chaussée. Près de la Seine ou dans les secteurs où la nappe est proche, les apports d’eau sont plus importants.

Les commerces en pied d’immeuble, qui ont parfois remplacé les enduits d’origine par des habillages étanches, présentent aussi des désordres qui peuvent se propager aux logements voisins.

Copropriété

Qui doit agir ?

Dans un immeuble en copropriété, les murs porteurs et les fondations sont des parties communes. Le traitement des remontées capillaires dans ces murs relève du syndicat des copropriétaires, tout comme les réseaux et la cour. Les finitions intérieures, enduits et peintures, relèvent du copropriétaire.

Le rapport d’expertise permet de présenter le problème au syndic avec des données mesurées.

Achat

Lors d’un achat

Un mur fraîchement repeint en partie basse, des plinthes neuves dans un logement ancien ou une odeur de moisi doivent attirer l’attention. Le bilan avant achat inclut des mesures d’humidité qui révèlent les remontées masquées.

Santé

Salpêtre et santé

Le salpêtre lui-même n’est pas toxique, mais l’humidité qui l’accompagne favorise les moisissures et dégrade la qualité de l’air. Elle rend aussi le logement plus froid et plus difficile à chauffer. Traiter la cause améliore à la fois le bâti et le confort.

Expertise

Faire appel à un expert

L’expertise humidité confirme ou infirme les remontées capillaires, identifie les autres causes et hiérarchise les travaux.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Le salpêtre est il dangereux ?

Il n’est pas toxique, mais il signale une humidité qui favorise les moisissures et dégrade le mur.

Peut on simplement gratter et repeindre ?

Non, il réapparaîtra tant que la cause n’est pas traitée.

L’injection est elle efficace ?

Elle peut l’être pour des remontées capillaires confirmées, à condition de traiter aussi les apports d’eau extérieurs.

Combien de temps pour qu’un mur sèche ?

Plusieurs mois, parfois plus d’une année pour un mur épais.

Quel enduit utiliser sur un mur ancien ?

Un enduit perméable à la vapeur, à la chaux, adapté au support.

Qui paie le traitement en copropriété ?

Pour les murs porteurs, le syndicat des copropriétaires.

Combien coûte une expertise humidité ?

À partir de 590 € TTC pour un appartement, frais compris.

Besoin d’un avis d’expert ?

Contactez nous pour organiser l’expertise, ou appelez le 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Anses, moisissures dans le bâti
  • Cerema, guides sur la réhabilitation du bâti ancien


"Toits
Humidité

Infiltration sous toiture en zinc : les points faibles des combles parisiens

Humidité

Infiltration sous toiture en zinc : les points faibles des combles parisiens

Les toits de Paris, en zinc gris, sont emblématiques. Ils protègent les derniers étages et les anciennes chambres de service, mais leurs points faibles provoquent des infiltrations parfois difficiles à localiser. Chéneaux, solins, noues, lucarnes : voici où l’eau s’infiltre et comment la stopper.

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L’essentiel

Sous une toiture en zinc, les infiltrations viennent rarement de la feuille de zinc elle-même. Elles se produisent aux points singuliers : chéneaux encombrés ou percés, solins décollés au pied des souches de cheminée, noues, raccords autour des lucarnes et des fenêtres de toit, joints de dilatation. L’eau suit ensuite la charpente et apparaît parfois loin de son point d’entrée. Une recherche méthodique, depuis les combles et la toiture, permet de la localiser.

Le zinc

La toiture parisienne en zinc

Depuis le XIXe siècle, le zinc couvre une très grande partie des toits parisiens. Les feuilles sont assemblées par des tasseaux ou des joints debout, sur un voligeage en bois posé sur la charpente. Le brisis des toitures à la Mansart, la partie presque verticale, peut être couvert d’ardoise, et le terrasson, la partie peu pentue, de zinc.

Le zinc est durable, mais il se dilate et se rétracte avec la température, ce qui impose des dispositifs de dilatation. Il se corrode au contact de certains bois ou métaux et en présence d’eau stagnante. Ses points faibles se situent aux raccords, aux changements de pente et autour des ouvrages qui traversent la couverture.

Chéneaux

Les chéneaux, premier point faible

Le chéneau, gouttière intégrée en bas de pente, recueille l’eau de la toiture et l’envoie vers les descentes. Encombré de feuilles, de mousses ou de débris, il déborde à chaque forte pluie, et l’eau passe derrière la corniche ou dans les combles. Percé par la corrosion, il fuit directement vers l’intérieur.

Un chéneau doit être nettoyé régulièrement et inspecté. Les traces d’infiltration en haut des murs du dernier étage, sous la corniche, ou au plafond le long de la façade sont typiques d’un chéneau défaillant. La réparation relève de la copropriété.

Souches

Souches de cheminée et solins

Les souches de cheminée traversent la couverture. La jonction entre la souche et le zinc est assurée par un solin, une bande métallique scellée dans la maçonnerie de la souche et recouvrant le zinc. Avec le temps, le solin se décolle, le mortier de scellement se dégrade, et l’eau s’infiltre le long de la souche.

La souche elle-même vieillit : briques fissurées, enduit décollé, couronnement dégradé. L’eau qui pénètre dans la maçonnerie descend dans le conduit et peut ressortir dans un appartement plusieurs étages plus bas, sous forme de taches autour d’un ancien conduit de cheminée.

Cheneau en zinc avec feuilles et eau stagnante

Un chéneau encombré déborde et renvoie l’eau vers la façade et les combles.

Lucarnes

Lucarnes, fenêtres de toit et noues

Les lucarnes des anciennes chambres de service et les fenêtres de toit ajoutées lors de rénovations sont des points sensibles. Les raccords entre la lucarne et la couverture, les joues, les bavettes, vieillissent et se déforment. Une fenêtre de toit mal posée, sans raccord adapté, laisse passer l’eau dès la première pluie battante.

Les noues, angles rentrants où deux pans de toiture se rejoignent, concentrent l’eau. Un défaut de pente ou un engorgement y provoque des infiltrations. Les terrassons peu pentus sont aussi exposés à l’eau stagnante lorsque le support s’est déformé.

Signes

Les signes d’une infiltration en toiture

Au dernier étage, les signes sont des auréoles au plafond, des taches en haut des murs, une peinture qui cloque, un plâtre qui se décolle, parfois des gouttes lors de fortes pluies. Dans les combles, on observe des traces d’écoulement sur la charpente, du bois noirci ou humide, des voliges dégradées.

Les taches qui apparaissent après la pluie et sèchent ensuite signalent une infiltration active. Les auréoles sèches, aux contours marqués, peuvent témoigner d’une infiltration ancienne déjà réparée. La mesure de l’humidité permet de distinguer les deux.

Condensation

Ne pas confondre avec la condensation

Sous une toiture en zinc mal ventilée et peu isolée, la condensation peut être importante en hiver. La vapeur produite dans le logement traverse le plafond, se condense sous le zinc froid, puis goutte sur l’isolant ou le plafond. Le résultat ressemble à une infiltration, mais il ne dépend pas de la pluie.

Le diagnostic repose sur l’observation : les traces apparaissent par temps froid et sec, se répartissent sur de grandes surfaces, et s’accompagnent d’une humidité élevée dans le logement. Le traitement passe par la ventilation de la sous-face du zinc et le contrôle de la vapeur venant du logement.

Plafond mansarde avec aureole d infiltration

Une auréole au plafond mansardé signale une entrée d’eau à rechercher en amont.

Recherche

Localiser l’entrée d’eau

L’eau qui pénètre par la couverture suit les pentes, glisse sur les voliges et la charpente, et peut ressortir à plusieurs mètres de son point d’entrée. La recherche commence dans les combles, en remontant les traces d’écoulement. Elle se poursuit sur la toiture, par un couvreur ou un expert équipé, en inspectant les points singuliers situés en amont de la zone touchée.

Un arrosage contrôlé de la toiture, zone par zone, peut confirmer l’origine. La caméra thermique aide parfois à repérer les zones humides dans les plafonds. Cette démarche méthodique évite de refaire une toiture entière pour un solin défaillant.

Travaux

Les réparations

Selon la cause : nettoyage et réparation du chéneau, reprise des soudures, remplacement d’une section corrodée, réfection des solins et du couronnement des souches, reprise des raccords de lucarnes et de fenêtres de toit, réfection d’une noue. Lorsque la couverture est usée sur de grandes surfaces, une réfection complète peut être nécessaire.

Les toits de Paris ont une valeur patrimoniale : leur réfection doit respecter les règles d’urbanisme et, dans certains secteurs, l’avis de l’architecte des bâtiments de France. La copropriété confie ces travaux à des couvreurs zingueurs qualifiés.

Copropriété

Qui paie ?

La toiture, les chéneaux, les souches et les descentes d’eaux pluviales sont des parties communes. Leur entretien et leur réparation relèvent du syndicat des copropriétaires. Les dégâts causés dans un appartement par une infiltration en toiture sont pris en charge selon les contrats d’assurance et la convention entre assureurs.

Les fenêtres de toit privatives, posées par un copropriétaire, peuvent relever de sa responsabilité pour leur raccord, selon le règlement et l’autorisation obtenue. Le rapport d’expertise établit l’origine de l’infiltration.

Achat

Acheter au dernier étage

Avant d’acheter au dernier étage, regardez les plafonds, demandez la date de la dernière réfection de la toiture et consultez les procès verbaux d’assemblée générale. Une toiture ancienne, des infiltrations répétées ou des travaux de couverture votés sont des éléments à intégrer au budget.

Le bilan avant achat inclut, lorsque c’est possible, l’examen des combles accessibles.

Entretien

Entretenir pour prévenir

Un nettoyage annuel des chéneaux et un contrôle visuel des points singuliers par un couvreur limitent le risque d’infiltration. Ce contrat d’entretien est une dépense modeste pour la copropriété au regard du coût des dégâts. Les copropriétaires du dernier étage ont intérêt à signaler rapidement toute trace suspecte.

Après un orage violent, un coup d’œil aux plafonds du dernier étage et aux combles permet de repérer tôt une infiltration naissante.

Expertise

Faire appel à un expert

L’expertise humidité distingue infiltration et condensation, localise l’origine et oriente les travaux. Elle sert de base au dialogue avec le syndic et les assureurs.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Le zinc fuit il ?

La feuille de zinc fuit rarement. Les infiltrations viennent des raccords, chéneaux, solins, noues et lucarnes.

Qui répare la toiture ?

La toiture est une partie commune : le syndicat des copropriétaires.

Comment distinguer infiltration et condensation ?

L’infiltration dépend de la pluie et se localise. La condensation apparaît par temps froid, sur de grandes surfaces.

Faut il refaire toute la toiture ?

Pas toujours. Une recherche méthodique peut permettre de réparer le point défaillant.

Les fenêtres de toit sont elles risquées ?

Leur raccord à la couverture est un point sensible. Une pose soignée avec les accessoires adaptés est indispensable.

Faut il une autorisation pour refaire la toiture ?

Les travaux de couverture sont soumis aux règles d’urbanisme et, dans certains secteurs, à l’avis de l’architecte des bâtiments de France.

Combien coûte une expertise humidité ?

À partir de 590 € TTC pour un appartement, frais compris.

Une tache ancienne au plafond signale t elle une fuite active ?

Pas forcément. Une auréole sèche peut témoigner d’une infiltration réparée. La mesure de l’humidité permet de savoir si l’eau arrive encore.

Besoin d’un avis d’expert ?

Contactez nous pour organiser l’expertise, ou appelez le 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Loi n° 65 557 du 10 juillet 1965 (copropriété), Légifrance
  • Convention IRSI, France Assureurs
  • Ville de Paris, règlement d’urbanisme


"Cave
Humidité

Cave humide dans un immeuble parisien : normal ou alarmant ?

Humidité

Cave humide dans un immeuble parisien : normal ou alarmant ?

Odeur de terre, murs qui suintent, objets qui moisissent, salpêtre sur les voûtes : la cave d’un immeuble parisien est rarement sèche. Mais où s’arrête l’humidité normale et où commence le désordre ? Voici les repères pour juger l’état d’une cave et savoir quand agir.

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L’essentiel

Une cave enterrée est naturellement plus humide qu’un logement : ses murs sont en contact avec le sol, sa température varie peu et l’air y circule peu. Une humidité modérée, sans eau liquide, est normale. Deviennent alarmants : l’eau qui ruisselle ou stagne, les remontées après la pluie, la dégradation rapide des maçonneries, les odeurs d’égout, ou une humidité qui gagne le rez de chaussée. Ces signes peuvent révéler une fuite de réseau, une infiltration, une remontée de nappe ou un défaut de ventilation.

Construction

Comment sont faites les caves parisiennes

Les caves des immeubles anciens sont construites en maçonnerie de pierre ou de moellons, couvertes de voûtes en pierre ou en brique, ou d’un plancher reposant sur des murs. Elles sont divisées en box par des cloisons en bois ou en maçonnerie légère. Des soupiraux, ouvertures en partie haute donnant sur la rue ou la cour, assurent leur ventilation naturelle.

Ces maçonneries ont été conçues pour supporter une certaine humidité. Elles respirent : l’eau du sol y pénètre et s’évapore dans l’air de la cave, qui est renouvelé par les soupiraux. Cet équilibre fonctionne tant que la ventilation est assurée et que les apports d’eau restent limités.

Normal

Ce qui est normal dans une cave

Une odeur de cave, une humidité relative élevée, quelques traces de salpêtre sur les murs, une sensation de fraîcheur constante : ces éléments sont normaux dans une cave enterrée. Les objets sensibles, papiers, textiles, meubles en bois, s’y dégradent, et il est déconseillé de les y stocker sans protection.

Les murs peuvent paraître humides au toucher, en particulier en été, lorsque l’air chaud de l’extérieur entre et se condense sur les parois fraîches. Ce phénomène de condensation estivale est classique et s’atténue avec une ventilation adaptée.

Alarmant

Ce qui doit alerter

De l’eau liquide qui ruisselle sur un mur, une flaque qui se reforme, un sol détrempé après la pluie, une trace de niveau d’eau sur les murs : ces signes indiquent un apport d’eau anormal. Une odeur d’égout signale une fuite sur une canalisation d’évacuation. Des maçonneries qui s’effritent rapidement, des pierres qui se délitent, des joints qui se vident sont des signes de dégradation à surveiller.

L’humidité qui gagne le rez de chaussée, avec des remontées dans les murs des logements ou des commerces, est un autre signal. Enfin, des fissures dans les voûtes ou un affaissement du sol de la cave justifient un examen rapide.

Mur de cave avec efflorescences et traces d eau

Les efflorescences blanches traduisent l’évaporation de l’eau chargée de sels à travers la maçonnerie.

Causes

Les causes d’une cave trop humide

Les fuites de réseaux sont une cause majeure : canalisations d’eaux usées en fonte fissurées, raccords de grès disjoints, regards non étanches, conduite d’eau potable qui fuit. Les infiltrations depuis l’extérieur viennent d’une cour mal drainée, d’un trottoir dont la pente ramène l’eau vers la façade, d’une descente d’eaux pluviales qui se déverse au pied du mur.

Les soupiraux bouchés, pour éviter les nuisibles ou le froid, suppriment la ventilation. Près de la Seine ou dans les secteurs où la nappe est proche, des remontées d’eau peuvent se produire en période de hautes eaux. Les orages violents peuvent aussi saturer les réseaux et provoquer des refoulements.

Crues

Caves et crues de la Seine

Dans les arrondissements riverains de la Seine, une partie des caves se situe dans le périmètre du plan de prévention du risque inondation de Paris, établi sur la base de la crue de 1910. En cas de crue, l’eau peut envahir les sous sols par débordement ou par remontée de la nappe d’accompagnement du fleuve, bien avant que les quais ne soient submergés.

Les crues de juin 2016 et de janvier 2018 ont donné lieu à des reconnaissances de l’état de catastrophe naturelle pour Paris. Dans ces secteurs, il est prudent de ne pas stocker de biens de valeur ni de produits polluants en cave, et de connaître les mesures prévues par la copropriété.

Ventilation

Rétablir la ventilation

La première mesure est aussi la plus simple : rouvrir les soupiraux, les équiper de grilles fines contre les nuisibles, dégager les couloirs, éloigner les objets des murs. Une ventilation traversante, avec des ouvertures sur deux façades, est la plus efficace. Les portes des box peuvent être ajourées pour laisser circuler l’air.

Il faut éviter de chauffer une cave ou de la rendre étanche : on déplace le problème vers les murs et vers le rez de chaussée. Une ventilation mécanique peut être envisagée dans certains cas, après avis d’un professionnel.

Expert avec une lampe torche dans un couloir de caves

Une lampe et un humidimètre suffisent à repérer les zones où l’eau arrive.

Réseaux

Contrôler les réseaux

Les canalisations d’évacuation anciennes traversent les caves pour rejoindre l’égout. Leur état doit être vérifié régulièrement : traces de fuite, odeurs, joints dégradés. Une inspection par caméra permet de contrôler les parties enterrées ou inaccessibles. Les fuites sur ces réseaux relèvent de la copropriété.

Le branchement à l’égout public relève, à Paris, du service d’assainissement de la Ville pour sa partie publique. La partie privée, jusqu’à la limite de propriété, est à la charge de la copropriété.

Structure

Quand l’humidité menace la structure

L’eau en excès dégrade les maçonneries : les joints se vident, les pierres se délitent, les mortiers perdent leur cohésion. Les voûtes et les murs de cave portent l’immeuble : leur dégradation peut, à terme, provoquer des désordres structurels, fissures et tassements dans les étages.

Dans les secteurs d’anciennes carrières ou de gypse, les apports d’eau prolongés peuvent aussi contribuer à des phénomènes souterrains. C’est une raison supplémentaire de maîtriser les fuites et les infiltrations.

Copropriété

Qui doit agir ?

Les murs, les voûtes, les couloirs, les soupiraux et les réseaux communs des caves sont des parties communes. Leur entretien et leur réparation relèvent du syndicat des copropriétaires. Chaque copropriétaire est responsable de son box, de son contenu et de son bon usage : ne pas boucher les ventilations, ne pas stocker de produits dangereux.

Un copropriétaire qui constate une humidité anormale doit prévenir le syndic par écrit, avec photos. Le conseil syndical peut demander un diagnostic avant de proposer des travaux en assemblée générale.

Achat

La cave lors d’un achat

La cave est une annexe du lot, mais elle renseigne sur l’état de l’immeuble. Lors d’une visite, demandez à la voir. Une cave saine, ventilée, aux maçonneries en bon état, est un bon signe. Une cave inondable, très dégradée ou sentant l’égout annonce des travaux de copropriété et peut expliquer une humidité au rez de chaussée.

Le bilan avant achat inclut, lorsque l’accès est possible, l’examen de la cave et des sous sols.

Aménager

Peut on aménager une cave ?

Transformer une cave en pièce habitable est difficile dans un immeuble ancien : humidité, absence de lumière, hauteur sous plafond, règles d’urbanisme et de copropriété. Une cave en partie commune ne peut pas être annexée sans autorisation. Pour un usage de stockage, mieux vaut des étagères éloignées des murs et des contenants étanches.

Expertise

Faire appel à un expert

L’expertise humidité distingue humidité normale et désordre, recherche la cause et oriente les travaux. Nos pages par arrondissement précisent le contexte de chaque secteur, notamment la proximité de la Seine.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Une cave humide est elle normale ?

Une humidité modérée, oui. L’eau liquide, les remontées après la pluie ou une dégradation rapide des maçonneries ne le sont pas.

Faut il fermer les soupiraux ?

Non, ils assurent la ventilation. On peut les équiper de grilles fines contre les nuisibles.

Qui paie la réparation d’une canalisation en cave ?

Les réseaux communs relèvent du syndicat des copropriétaires.

Ma cave est elle inondable ?

Le plan de prévention du risque inondation de Paris et l’état des risques de l’adresse le précisent.

Peut on chauffer une cave ?

C’est déconseillé : le problème se déplace vers les murs et le rez de chaussée.

L’humidité de la cave peut elle abîmer l’immeuble ?

Oui, à terme, en dégradant les maçonneries qui portent le bâtiment.

Combien coûte une expertise humidité ?

À partir de 590 € TTC pour un appartement. Pour les parties communes, un devis est établi.

Besoin d’un avis d’expert ?

Contactez nous pour organiser l’expertise, ou appelez le 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Préfecture de Paris, plan de prévention du risque inondation de Paris
  • Géorisques, arrêtés de catastrophe naturelle pour Paris
  • Ville de Paris, assainissement et branchements à l’égout


"Petit
Humidité

Moisissures dans un studio parisien : condensation ou infiltration ?

Humidité

Moisissures dans un studio parisien : condensation ou infiltration ?

Points noirs dans les angles, buée sur les vitres chaque matin, odeur de renfermé : les petits logements parisiens sont exposés aux moisissures. Condensation ou infiltration ? La réponse change tout pour le traitement. Voici comment faire la différence et agir efficacement.

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L’essentiel

Dans un studio, la vapeur produite par la cuisine, la douche, le linge et la respiration se concentre dans un petit volume. Si la ventilation est insuffisante et que certaines parois sont froides, elle se condense et les moisissures apparaissent dans les angles, autour des fenêtres et derrière les meubles. Une infiltration produit au contraire des taches localisées, qui s’aggravent après la pluie ou l’usage d’un équipement. Mesurer l’humidité de l’air et des murs permet de trancher.

Le studio parisien

Un petit volume, beaucoup de vapeur

Un ménage produit plusieurs litres de vapeur d’eau par jour : cuisson, douches, linge qui sèche, respiration. Dans un appartement familial, cette vapeur se dilue dans un grand volume. Dans un studio de vingt mètres carrés, elle se concentre. Si l’air n’est pas renouvelé, l’humidité relative grimpe rapidement et la vapeur cherche la surface la plus froide pour se condenser.

Les studios parisiens, issus de divisions d’appartements ou de transformations de chambres de service, peuvent cumuler ces conditions : cuisine ouverte, salle d’eau sans fenêtre, une seule façade, fenêtres remplacées par des modèles très étanches. Le terrain est favorable aux moisissures.

Condensation

Reconnaître la condensation

La condensation se forme sur les parois les plus froides : vitrages, tableaux de fenêtres, angles des murs extérieurs, jonctions entre mur et plafond, murs donnant sur une courette. Les moisissures apparaissent sous forme de points noirs ou verdâtres, en particulier derrière les meubles plaqués contre un mur froid, où l’air ne circule pas.

Le phénomène varie avec l’occupation et la saison : il s’aggrave en hiver, avec les fenêtres fermées et le chauffage par intermittence, et diminue quand on aère. La buée sur les vitres le matin est un signe typique. Les mesures confirment le diagnostic : humidité relative élevée de l’air et température de surface des parois inférieure au point de rosée.

Infiltration

Reconnaître une infiltration

Une infiltration produit une tache localisée, avec une auréole bien marquée, qui s’agrandit ou s’assombrit après la pluie ou après l’usage d’un équipement. Au dernier étage, elle peut venir de la toiture en zinc, d’un chéneau, d’une fenêtre de toit. En étage courant, d’une façade fissurée, d’un appui de fenêtre, d’une fuite chez le voisin du dessus ou d’une canalisation encastrée.

L’humidimètre montre alors une zone humide concentrée, indépendante de l’humidité de l’air. La caméra thermique peut révéler le cheminement de l’eau. Une infiltration ne se règle pas par l’aération : il faut en supprimer la source.

Angle de mur avec points noirs de moisissures pres d une fenetre

Les moisissures se développent en priorité dans les angles froids et autour des fenêtres.

Mesurer

Ce que mesure l’expert

L’expert mesure l’humidité relative et la température de l’air, puis la température de surface des parois, en particulier dans les angles et autour des fenêtres. Il calcule le point de rosée et vérifie si les parois descendent en dessous. Il mesure l’humidité des matériaux avec un humidimètre, ce qui distingue une surface simplement couverte de condensation d’un mur imbibé.

Il contrôle les entrées d’air sur les menuiseries, les bouches d’extraction de la salle d’eau et de la cuisine, et le fonctionnement de la ventilation existante. Il observe les habitudes du logement : séchage du linge, utilisation de la hotte, chauffage.

Ventilation

Le rôle clé de la ventilation

Un logement doit renouveler son air en permanence : entrées d’air dans les pièces principales, extraction dans les pièces humides. Dans les immeubles anciens, cette ventilation reposait sur les défauts d’étanchéité des fenêtres et sur les conduits de cheminée. Le remplacement des fenêtres par des modèles étanches, sans entrées d’air, et l’obturation des conduits ont supprimé ce renouvellement.

Rétablir une ventilation efficace est la mesure prioritaire contre la condensation : entrées d’air sur les menuiseries, extracteur dans la salle d’eau, hotte à extraction lorsque c’est possible. En copropriété, la création d’une sortie en façade ou en toiture peut nécessiter une autorisation.

Gestes

Les bons gestes au quotidien

Aérez quelques minutes chaque jour, fenêtres grandes ouvertes, plutôt que de laisser une fenêtre entrebâillée en permanence. Utilisez la hotte et l’extracteur pendant la cuisson et la douche, et laissez les fonctionner un moment après. Évitez de sécher le linge à l’intérieur sans ventilation. Maintenez un chauffage régulier plutôt que des écarts importants.

Écartez les meubles des murs froids de quelques centimètres pour laisser circuler l’air. Ne bouchez jamais les entrées d’air ni les bouches d’extraction. Ces gestes réduisent fortement la condensation, sans travaux.

Hygrometre numerique pose sur le rebord d une fenetre

L’humidité relative de l’air et la température des parois permettent de calculer le risque de condensation.

Traiter

Traiter les moisissures existantes

Les moisissures visibles doivent être nettoyées avec un produit adapté, en protégeant les voies respiratoires, puis la surface doit sécher complètement. Repeindre sans traiter la cause ne sert à rien : les moisissures réapparaissent en quelques semaines. Les peintures dites anti humidité masquent temporairement le problème.

Si les moisissures ont envahi un doublage ou un faux plafond, une dépose peut être nécessaire. Les autorités sanitaires recommandent de traiter rapidement les moisissures et leur cause, car elles affectent la qualité de l’air intérieur.

Isolation

Ponts thermiques et isolation

Certaines parois restent froides malgré une bonne ventilation : angles des murs extérieurs, linteaux, jonctions entre plancher et façade. Ces ponts thermiques concentrent la condensation. Une isolation intérieure peut les traiter, mais elle doit être conçue avec soin dans un bâti ancien : un isolant étanche à la vapeur posé sur un mur ancien peut piéger l’humidité dans la maçonnerie.

Avant d’isoler, l’humidité doit être maîtrisée et la ventilation assurée. Le choix des matériaux, de préférence perméables à la vapeur en bâti ancien, se fait au cas par cas.

Chambre de service

Le cas des anciennes chambres de service

Sous les toits, les anciennes chambres de service transformées en studios cumulent les difficultés : toiture en zinc peu isolée, parois froides en hiver et chaudes en été, petite fenêtre en lucarne, salle d’eau ajoutée dans un angle. La condensation y est marquée sous la toiture et autour des lucarnes, et les infiltrations par les chéneaux ou les solins ne sont pas rares.

Dans ces logements, l’amélioration passe par la ventilation, l’isolation de la toiture lorsque la copropriété la réalise, et la vérification de l’étanchéité des ouvrages de couverture.

Location

Locataire ou propriétaire : qui fait quoi ?

Le bailleur doit fournir un logement décent, protégé contre les infiltrations et doté d’une aération suffisante. Le locataire doit utiliser le logement normalement, aérer et entretenir les équipements de ventilation. Lorsque les moisissures apparaissent, la question de la responsabilité se pose : défaut du bâti ou usage ?

Le rapport d’expertise apporte une réponse objective : ventilation absente ou insuffisante, pont thermique, infiltration, ou habitudes d’usage. Il permet de sortir d’un dialogue de sourds et de cibler les travaux.

Achat

Avant d’acheter un studio

Lors de la visite, observez les angles, les tableaux de fenêtres, l’arrière des meubles et le plafond de la salle d’eau. Une odeur de moisi, une peinture récente localisée ou un déshumidificateur sont des indices. Vérifiez la présence d’entrées d’air et d’une extraction dans la salle d’eau.

Le bilan avant achat inclut la mesure de l’humidité et le contrôle de la ventilation.

Expertise

Faire appel à un expert

L’expertise humidité distingue condensation et infiltration et vous indique les mesures adaptées, dans le bon ordre. Elle évite d’engager des travaux coûteux et inutiles.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Comment savoir si c’est de la condensation ?

Moisissures dans les angles, buée matinale, aggravation en hiver et amélioration en aérant : la condensation est probable. Les mesures confirment.

Une VMC est elle obligatoire ?

Pas dans tous les logements anciens, mais une ventilation suffisante est une exigence de décence. Plusieurs solutions existent selon la configuration.

La peinture anti humidité est elle efficace ?

Elle masque le problème temporairement sans traiter la cause.

Les moisissures sont elles dangereuses ?

Elles dégradent la qualité de l’air intérieur. Les autorités sanitaires recommandent de traiter rapidement la cause.

Qui paie si le studio est loué ?

Le bailleur pour les défauts du bâti, le locataire pour l’usage et l’entretien courant. L’expertise permet de trancher.

Un déshumidificateur suffit il ?

Il réduit ponctuellement l’humidité de l’air, mais ne règle ni une infiltration ni un défaut de ventilation.

Combien coûte une expertise humidité ?

À partir de 590 € TTC pour un appartement, frais de déplacement et de gestion compris.

Besoin d’un avis d’expert ?

Contactez nous pour organiser l’expertise, ou appelez le 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Anses, moisissures dans le bâti
  • Décret n° 2002 120 du 30 janvier 2002 (logement décent), Légifrance
  • Arrêté du 24 mars 1982 relatif à l’aération des logements, Légifrance


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